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Mont-sur-Marchienne Haies : Colruyt réattaque

Mont-sur-Marchienne Haies : Colruyt réattaque

Les riverains de la Chaussée de Thuin à Mont-Sur-Marchienne-Haies ne sont pas contents. Nous vous en parlions déjà en février dernier, le groupe Colruyt avait l'intention d'implanter un supermarché et des logements sur un terrain situé entre les rues Point du Jour, du Longtry et de Pont Marion. Un îlot de verdure jusque là protégé que les riverains veulent conserver en l'état pour préserver une faune et une flore, riches et variées. 

Au début de l'année 2021, les riverains de la rue du point du jour apprennent que le groupe Colruyt envisage la création d'une nouvelle grande surface et d'un lotissement au coeur de leur quartier.

Un projet contraire à la politique de la Ville de maintenir une "ceinture verte alimentaire », c’est-à-dire avoir des terrains réservés à la culture maraîchère en zone péri-urbaine pour avoir des produits bios de proximité, et donc favoriser les circuits courts. Mais surtout un projet qui vient mettre à mal leur cadre de vie encore un peu préservé.

Un an plus tard, après avoir déjà pas mal bataillé, les membres du collectif "Les Combattants du Point du Jour" apprennent que Thomas &Piron, l'auteur du projet, change de stratégie et introduit deux dossiers distincts à la Ville de Charleroi.

Le premier dossier concerne la demande de modification du permis de lotissement de 2008, déjà introduite en janvier 2021.

Le second dossier concerne l’urbanisation des terrains enclavés (à savoir maisons, appartements et surface commerciale – Colruyt).

En scindant ainsi son dossier, la société espère avoir accès aux terrains situés au coeur de Mont-sur-Marchienne-Haies derrière les habitations.

Le promoteur veut faire modifier le permis d’urbanisme de 2008 afin de créer une voirie, bordée de 4 maisons, celle-ci longerait une ancienne ferme qui serait elle-même transformée en appartements.

Le collectif de riverains qui veille au grain et à l'avenir urbanistique du quartier, y voit aussi et surtout, un moyen d’accéder aux terrains situés à l'arrière des habitations pour y créer un lotissement agrémenté d'une grande surface, Colruyt pour ne pas la citer, puisque le terrain appartient en fait à la société immobilière du groupe Colruyt, Colim.

"Le fait que Thomas &Piron ait déposé deux dossiers confirme nos craintes. Ces dossiers sont à l’instruction à la Ville, l’enquête publique n’a pas encore commencé mais ne saurait tarder. C’est pourquoi il est très important de déjà réagir et déjà faire savoir votre, notre opposition, à ces projets." alerte Luc Nihoul, l'un des riverains les plus actifs de ce dossier.

Le groupe incite aussi les riverains à réagir en envoyant leurs remarques à la Ville. La ville qui a par ailleurs refusé d'ouvrir le débat en conseil communal, la demande de défi ayant été rejetée.

Ce dossier, c'est un peu le combat de David contre Goliath, mais le petit peuple de Mont-sur-Marchienne-Haies n'a pas dit son dernier mot et ses avocats ne sont pas à court d'arguments.

 

Colruyt réagit

Du côté de Colruyt, on ne partage évidemment pas la même vision du dossier.

"Il convient de préciser que le projet a fait l’objet d’une présentation virtuelle en octobre 2020Deux ateliers de travail avec les riverains ont suivi, en octobre et novembre. Malheureusement, nous n’avons pu compter que sur une très faible participation alors qu’il s’agit d’un terrain particulièrement propice à la concertation.  De même, une réunion d’information préalable (RIP) a été organisée de manière virtuelle (COVID oblige) les 17 et 18 février 2021.

 

  • La déduction quant à un « changement de stratégie » et la volonté de « scinder un dossier » n’est pas appropriée. En effet, le projet porte depuis le début sur une double procédure: la demande de modification du permis de lotir (rue du Point du Jour) d’une part, et le permis intégré d’autre part.  Cette double procédure, obligatoire et transparente, permet à l’autorité de disposer de toutes les informations et d’avoir une vision globale du projet.
  • Quant à l’ancienne ferme, les appartements existent déjà et cette transformation est totalement étrangère au projet en question.

Les deux dossiers sont une obligation légale comme expliqué plus haut, et l’enquête publique ne démarrera qu’après que le dossier global ait été déclaré complet et recevable. Il s’agit à nouveau d’une procédure clairement définie.

 

  • La vision est romantique de David contre Goliath alors que nous ne voyons aucun « combat » à mener : ce site d’une superficie de 3,9 hectares est repris en zone d’habitat au plan de secteur, ce qui en fait un environnement propice au développement résidentiel et commercial et légitime de facto l’introduction des demandes de permis. Elles sont désormais soumises au traitement des autorités, comme le veut la procédure".

Voir ou Revoir aussi notre reportage de février 2021 signé Anthony Cujas et Luc Willems :


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