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Bas les masques... de carnaval

Bas les masques... de carnaval

D’aussi loin que je m’en souvienne, j’ai toujours eu horreur du carnaval. Cette tradition est une aberration.  L’origine même de l’appellation en est une. De l’italien« carne » viande et « levare » enlever, le carnaval signifie sans viande. Un parfait paradoxe et un pied de nez à l’histoire, tant le carnaval est associé à l’excès, de tout… de danses, de bêtises et d’ivresse.  Une tradition censée chasser l’hiver et préparer au carême, tiens donc ! 

Mais n’allez pas croire que je sois du genre coincée, non, j’aime faire la fête et m’amuser. Mais je n’aime pas les déguisements, les fausses apparences. Sans doute, ai-je gardé le souvenir, à taille d’enfant, de ces masques effrayants et de ces confettis lancés au visage. 

Récemment pourtant, j’ai découvert à quel point le carnaval peut faire vivre le coeur d’une ville.  A Dunkerque, j’ai constaté à quel point la tradition instituée en monument régional, soudait les gens de "ch’nord". Là-bas la fête, liée à l’histoire des marins pêcheurs, atteint son point culminant lors du traditionnel lancer de harengs depuis les fenêtres de l’hôtel de ville.  Après tout, pourquoi pas ? 

Les habitants se préparent des mois à l’avance, les spectateurs sont aussi impatients que les « carnavaleux ». Ils sont des milliers à se presser dans les rues et dans les bals organisés pour l’occasion. 

Dès le mois de janvier, chacun veut son manteau de fourrure, « le » déguisement incontournable.  On en trouve partout sur les marchés qui ont d’ailleurs leur coin carnaval, appelé « Cafougnette ».

Mais le carnaval de Dunkerque, c’était hier, le 23 février ! 

Demain, ce sera au tour de Charleroi. Et comme à Dunkerque c’est ce même élan qui emportera les habitants de la ville dans une tradition qui depuis 4 ans s’est réinventée. Ce carnaval du 21ème siècle, est né sous mes yeux et sous la pluie !  A l’époque, ils étaient 200 dans le cortège mardi gras, aujourd’hui, ils sont plus de 1000. Pari réussi ! 

Chez nous, pas de lancer de harengs, mais il est prévu cette année encore un grand délestage d’idées noires.  Notre Roi Carnaval est un corbeau, aussi noir que le pays qui l’accueille. C’est lui qui sert d’exutoire, surtout lorsqu’à l’occasion de sa deuxième apparition, on sait qu’il a coûté 5000 euros! Qu’à cela ne tienne, petit à petit l’oiseau fait son nid. De nouvelles histoires naissent, de nouveaux personnages apparaissent, un procès est institué. La bête - son sort est scellé d’avance- périra par le feu et avec lui, les petits tracas, les grands soucis, les coups de blues et les colères noires des habitants de la métropole.

Les masques tombent le mardi gras à Charleroi et mes idées noires sur le carnaval s’envolent avec le corbeau.  Depuis 4 ans, j’adhère à ces déguisements fantasques et originaux.  A cette fête de tous les excès, censée permettre à chacun et au printemps, de déployer ses ailes. 


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