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Le billet de lolo : Bienvenue dans le monde surréaliste des tests Covid

Le billet de lolo : Bienvenue dans le monde surréaliste des tests Covid

L’intrigue se déroule chez moi, un jour de septembre.  Un soir pour être précise, le plus jeune de mes fils m’apprend que l’une de ses amies est atteinte du coronavirus.  Jusque là rien d’exceptionnel sauf que lors d’une soirée, il a dormi sur le même matelas qu’elle.  Panique à bord ! Je lui intime l’ordre de téléphoner le lendemain au médecin pour avoir une prescription.  Le lendemain à la première heure je le harcèle pour qu’il téléphone au cabinet médical.  Réponse de l’assistante « le docteur vous rappelle ».  Mais le docteur comme tous les médecins à l’ère du Covid n’est pas pressé. Mon fils rappelle donc dans l’après-midi pour être sûr qu’il n’est pas oublié.  « non, non, le médecin vous rappelle » assure la voix au téléphone.  A 18h enfin, le coup de fil et le verdict, il faut faire un test. La prescription est prête sur le pas de la porte du médecin, il peut aller la chercher le soir même.  

Le hic c’est que nous sommes vendredi, qu’il a fallu 8h au médecin pour nous répondre et que le samedi, même si dans un premier temps je suis pleine d’espoir me disant qu’à situation exceptionnelle ouverture exceptionnelle, les centres de dépistage ouverts ne courent pas les rues. 

Mon fils revient pourtant avec un numéro de téléphone qu’il doit appeler le lendemain pour savoir où se rendre. L’espoir renait et je dors tranquillement sur mes deux oreilles sachant aussi que mon week-end se passera à la maison comme au bon vieux temps du confinement.  

Le lendemain à 9h, je suis au chevet de mon fils, l’incitant à appeler le plus tôt possible afin qu’il soit vite testé et que nous disposions vite des résultats.  En effet, le temps presse, trois personnes sont suspendues au verdict.  Mon compagnon qui n’a jamais cessé de travailler, son frère qui bosse comme étudiant et moi qui ai des rendez-vous le lundi matin.  

Le numéro est un 071, à force d’appels dans le vide, je me décide à ouvrir mon portable pour prendre directement le numéro de l’hôpital.  Après quelques minutes d’attente, j’ai enfin un opérateur. 

- « Bonjour monsieur mon fils doit faire un test, le médecin nous a dit de venir vers vous. »

- « Oui, bien sûr, nous fonctionnons sur rendez-vous, j’ai une place le 28 septembre »

- « Pardon ! » Je tombe des nues.

- « mais le 28 septembre c’est dans 9 jours ! »

- « Je sais madame mais nous n’avons pas de places avant »

- « Et nous faisons quoi en attendant ? plus d’école, plus de travail ? »

- « Je ne sais rien vous dire »

En effet, inutile de m’en prendre à ce monsieur, charmant au demeurant.  Mais il est un fait, c’est que j’étais en colère, véritablement en colère contre un système qui ne fonctionne pas.  Contre des règles que l’on nous impose et qu’il est délirant de suivre.  Contre ce satané virus qui non seulement plonge notre société dans un climat de peur épouvantable mais aussi d’hystérie et de surréalisme collectif. 

Pourquoi nous imposer des tests alors que les moyens de dépistage n’y sont pas ? Quel est l’intérêt d’un test 9 jours après une suspicion de contagion ? Comment expliquer à l’employeur que l’on attend un rendez-vous pour un test et qu’il faudra ensuite encore deux jours pour les résultats.  Que si l’on a de la chance, on pourra alors reprendre ses activités normalement, mais que si le gamin est contaminé, on remet ça ! 

J’ouvre donc à nouveau mon portable dans l’espoir de trouver la liste des centres de test en Wallonie.  Eurêka ! après quelques clics et quelques pages infructueuses, je tombe sur la liste complète et le week-end il n’y en a pas 15 d’ouverts.  Le centre de test le plus proche et ouvert ce samedi là se trouve à 35 minutes de la maison. L’opératrice au téléphone était très gentille et ne m’a pas parlé de liste d’attente.  Nous avons finalement eu les résultats le mardi suivant. 5 jours de perdus et pleins de questions sur la meilleure manière de gérer nos contacts dans l’attente des résultats.  Un résultat qui s’est finalement et heureusement avéré négatif. 

Alors, le conseil national de sécurité d’aujourd’hui  me rassure et à la fois m’interpelle, je ne suis pas convaincue, comme dirait Dalida, que ce ne soit que « des mots, encore des mots, toujours des mots… » Je ne veux pas mettre en doute la bonne volonté des gouvernants mais franchement comment après 7 mois de crise, nous en soyons toujours là ? Face à un manque flagrant de moyens ou de coordination à vous de choisir, Il est grand temps pour rester crédible, oui, de mettre les moyens de tester et surtout d’analyser pour réduire les temps d’attente.  

Dans tous les discours on nous parle d’économie et de relance, mais comment continuer à gérer et à se gérer lorsqu’il faut passer une semaine à attendre tantôt de pouvoir être testé et tantôt d'attendre les résultats des analyses ?  Franchement, le virus a encore de beaux jours devant lui !  


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