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Clap de fin pour le parlement wallon

C’est une législature que l’on pourrait qualifiée de schizophrène… En 2014, le PS et le cdH signent un pacte de majorité. En juin 2017, les humanistes lâchent les socialistes pour rejoindre les libéraux. Un changement de coalition inédit en Wallonie! "Le parti a fait ce choix que j’ai pleinement soutenu et défendu. C’était un peu particulier pour moi. On était en majorité avec le PS à la Fédération Wallonie-Bruxelles où je menais le groupe. Ici, on était avec le MR. Cela nous a permis de développer une autre manière de travailler et de fonctionner" commente Véronique Salvi, députée cdH. 

Une majorité minoritaire…

En mars dernier, deux élus MR rejoignent les listes Destexhe, MR-cdH ne sont donc plus en supériorité numérique… Une situation difficile à gérer. Mais les libéraux se félicitent tout de même des 18 mois passés au pouvoir! "On a fait ce qu’on pouvait! On vient de plusieurs années passées dans l’opposition. On voulait prouver que le MR est un parti qui sait prendre ses responsabilités en ayant comme objectif de pouvoir assainir les finances wallonnes. Le déficit wallon s’élève à plus de 20 milliards" détaille Nicolas Tzanetatos, député MR. 

En minorité numérique depuis mars, la majorité n'aura pas su voter plusieurs dossiers dont celui de l’assurance autonomie… Un regret pour le cdH qui note tout de même certaines victoires comme la réforme des allocations familiales. 

Le PS majorité puis opposition!

Du côté du PS, la trahison du cdH est difficile à digérer… Mais la réforme APE l’est aussi! "On a eu vraiment très peur. On a passé des heures, des soirées et des nuits entières pour expliquer à cette majorité MR-cdH que ce n’était pas la meilleure de faire. Que nous allions détricoter des associations et que nous allions mettre à mal" explique Latifa Gahouchi, députée PS. 

Les socialistes sont restés 3 ans dans la majorité… Parmi les combats importants : le fameux CETA! "On a remis la Wallonie au centre du monde! C’est une grande fierté, c’est un moment fort et intense avec des débats très riches" confie Latifa Gahouchi. 

Et Charleroi?

Malgré leurs différences politiques, les députés carolos auront aussi fait front pour défendre leur région que ce soit lors du séisme de Caterpillar ou grâce aux subsides octroyés pour la formation avec le centre Zénobe Gramme ou pour les infrastructures avec le plan mobilité. 

Aujourd’hui, c’est donc une page inédite du parlement wallon qui se tourne… Un parlement qui aura vécu durant les 5 dernières années de nombreux retournements de situation.


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