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Coronavirus : Au CHU de Charleroi, on s’attend à une seconde vague de malades

Près d’un mois après le début du confinement dans notre pays, c’est le moment de faire le point sur le travail de nos hôpitaux. À Charleroi, l’ISPPC travaille à plein régime pour pouvoir soigner le maximum de patients qui débarquent aux urgences de Marie Curie. 

C’est à Marie Curie que se trouvent la majorité des personnes soignées pour le COVID-19. Aujourd’hui il y a 47 patients hospitalisés dont 37 sont positifs ainsi que 9 personnes aux soins intensifs. 

« Il faut savoir que ça diminue depuis environ une semaine. On a même pu fermer une unité COVID et donc rassembler le personnel et rationaliser le matériel. C’est encourageant, mais on craint une seconde vague parce que ce week-end, certains ont outrepassé les règles de confinement. » , explique Frédéric Dubois, chargé de la communication au CHU de Charleroi. 

Le CHU s’estime prêt, puisqu’il y a une dizaine de jours, on était au pic de l'épidémie et que les équipes ont eu le temps de faire un switch. 

« Mais à très long terme, il faut que le gouvernement nous fournisse en masques FFP2. Si on n’est pas réapprovisionné, on aura un souci. »

De la décontamination home-made

En plus de certains équipements fabriqués, « maison », le service stérilisation de l’hôpital procède à la décontamination de certains équipements. 

« On est arrivés à la décontamination de 55 blouses par jour par un moyen ingénieux. Grace à des conteneurs de pluie de 300 litres, ils peuvent tremper plusieurs combinaisons en même temps dans un produit virucide produit à Jumet »

Une structure intermédiaire de décontamination à l'hôpital Van Gogh

L'ISPPC accueillera l'une des deux structures intermédiaires de décontamination au COVID-19 en Wallonie qui permettra de soulager les hôpitaux, les maisons de repos et les structures d'hébergement (handicap, soins psychiatriques). Elle sera accessible aux patients positifs qui ne doivent plus rester à l'hôpital, mais qui ne peuvent rejoindre leur lieu de résidence habituelle ou qui, après examen aux urgences, ne nécessitent pas d'admission, mais ne peuvent être confinés à leur domicile pour diverses raisons.

« La Région Wallonne recherchait des structures intermédiaires de décontamination et l’ISPPC et un organisme de la région de Spa ont répondu positivement. Pour l’hôpital Van Gogh, on avait un service libre avec 19 lits qui pouvait servir à cette structure», explique Frédéric Dubois, chargé de la communication au CHU de Charleroi

Ce ne sera pas ouvert uniquement à Marie Curie, et cela permettra de ne pas contaminer les structures d’accueil comme les maisons de repos, les unités psychiatriques ou les lieux de résidence pour personnes handicapées.

Le CHU offre le lit et le couvert, mais la Région wallonne et l’AVIQ mettent à disposition le personnel soignant.

Les équipes toujours motivées

Un mois après le début de la crise, les équipes sont toujours soudées. L’engouement pour combattre ce virus se ressent. 

« Ce sont vraiment des combattants, il n’y a pas d’autres mots ! », conclut Frédéric Dubois.


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