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Covid-19 : les métiers de contact doivent rester fermés, l'UCM réagit vivement

Les métiers de contact espéraient rouvrir avant les fêtes, mais la décision du Comité de concertation qui s’est tenu ce vendredi de ne pas alléger les mesures fait à nouveau déchanter ce secteur. 

« Les voilà condamnés à rester fermés sur la base d'un rapport qui ressemble davantage à un dossier à charge qu'à un travail scientifique », déclare l’UCM (Union des Classes Moyennes). « Aucun assouplissement n'est sorti du Comité de concertation du jour. C'est un constat d'échec. La gestion sanitaire de l'épidémie (testing, tracing, quarantaine…) a échoué. Une partie de la population n'adhère pas à des restrictions de liberté importantes, variables dans le temps, parfois peu compréhensibles et mal appliquées. Ce sont les entrepreneurs qui paient au prix fort ces errances ». 

L’UCM dénonce vivement ce « pas en arrière », en précisant qu’une fois de plus, ce sont les indépendants et les PME en font les frais. Le récent rapport de la Banque nationale a démontré que plus les entreprises sont petites, plus elles souffrent de la situation.

La frustration est particulièrement grande dans les salons de coiffure, d'esthétique ou de tatouage, mais aussi dans des activités comme le fitness, les agences de paris, certaines activités sportives…  « Les protocoles sanitaires permettent d'y limiter les risques. Le rapport "scientifique" présenté par le gouvernement est peu convaincant. Il admet d'ailleurs une "absence de preuves" et ne prend pas en compte les conséquences de la fermure prolongée, en particulier le développement évident d'une activité souterraine, qui échappe à tout contrôle », dit-on à l’UCM.

Pour l’Union des Classes Moyennes, la seule bonne nouvelle du jour est l'octroi de huit consultations gratuites chez un psychologue pour les indépendants. « C'est une décision positive, mais de tout dernier recours. Ce qu'attendent aujourd'hui les hommes et les femmes qui ont entrepris, ce n'est pas qu'on soigne leur désespoir, c'est qu'on leur permette d'espérer. Pour cela, les conditions sont connues : une politique sanitaire cohérente, des perspectives de réouverture et des aides à la hauteur des sacrifices demandés ».

 


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