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Euthanasie: c’est le débat en France autour de Vincent Lambert. La Belgique est bien en avance. Exemple à Marie Curie

 En France, le débat fait rage autour de l'euthanasie. Un sujet très controversé chez nos voisins. En cause, le cas de Vincent Lambert, un tétraplégique en état végétatif depuis dix ans. Son épouse avait obtenu en justice hier de faire cesser les traitements qui le gardent en vie. Aujourd'hui, ses parents ont obtenu de la Cour d'Appel de Paris qu'on les reprennent au moins pour quinze jours, le temps d'un décision de l'ONU. L'euthanasie est encore illégale en France, contrairement à chez nous. Notre législation est claire depuis déjà plus de quinze ans. Nous avons recueilli l'avis d'un spécialiste des soins palliatifs à l'ISPPC.

Inimaginable en Belgique!

Le docteur Legrand travaille aux soins palliatifs à l’ISPPC. Le cas Vincent Lambert en France l’a forcément interpellé. Un malade en état de conscience minimal depuis dix ans. Son épouse avait obtenu raison en justice pour arrêter l’acharnement thérapeutique, comme, le disait-elle, son mari le voulait. On a arrêté ses traitements hier matin.Mais aujourd’hui, ses parents ont obtenu de la Cour d’appel de Paris qu’on reprenne les soins. Un scénario inimaginable chez nous selon le docteur Legrand.

« Une situation comme ça ne pourrait pas arriver chez nous, déclare le docteur Legrand. Parce qu’on a des outils législatifs, et des équipes qui peuvent répondre de manière adéquate. Notre législation date de 2002. Une loi de dépénalisation de l’euthanasie qui nous permet de faire des euthanasie chez des patients qui le demandent. Quel que soi l’avis de l’entourage ou de la famille. C’est le patient qui décide »

A l’ISPPC, il y a aussi une unité mobile de soins palliatifs

Et à l’ISPPC, outre les services de soins palliatifs, il y’a une unité mobile.Des infirmières, épaulées d’un médecin et d’un psychologue, se rendent dans les chambres des patients dits en fin de vie. Ecoutent le projet de vie de ces patients et évaluent les solutions avec lui, ses proches et sa famille.

« Est-ce qu’il veut rentrer à la maison avec des aides, explique Nadine Pecnik, l'une des infirmières de l'unité mobile des soins palliatifs de Marie Curie, ou est-ce qu’il veut être transféré dans une unité de soins palliatifs, ou retourner en maison de repos et de soins avec une prise de contact avec son médecin. »

« Donc pour les patients en fin de vie, ajoute le Docteur Legrand, on a les soins palliatifs, la possibilité d’une euthanasie, et pour des situations critiques, une aide médicamenteuse. »

Si le patient est inconscient, la décision légale est claire en Belgique

Et quand le patient est inconscient, il peut avoir rempli préalablement un document désignant quelqu’un pour décider à sa place. Sinon, le corps médical doit respecter, selon la loi, une hiérarchie précise. L'explication du Docteur Legrand:

« C’est d’abord le conjoint, puis ce sont les enfants, et puis seulement ce sont les parents, et puis les collatéraux, etc. »

Le but reste d’accompagner au mieux la fin de vie

Et pour la cellule mobile de soins palliatifs, la tâche arrive en amont. Aider les patients en fin de vie à prendre leurs décisions.

« On fait un peu de tout, finalement, ajoute Nadine Pecnik. On fait du social en contact avec l’assistante sociale. On regarde s’il y a des améliorations de la santé, la gestion de la douleur. Et on accompagne le patient, son entourage et sa famille. »

Reste que la fin de vie n’est pas toujours facile à vivre. Et les spécialistes de la santé sont là pour aider à partir dans les meilleures conditions possibles.


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