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Il faut sauver la ligne Charleroi - Couvin 

Il faut sauver la ligne Charleroi - Couvin 

La ligne 132 que certains empruntent chaque matin pour relier Couvin à Charleroi, pour venir y travailler ou pour attraper une correspondance vers Bruxelles est dans le collimateur de la SNCB depuis un certain temps pour ne pas dire un temps certain.  En cause, sa trop faible fréquentation. Jamioulx et Beignée faisant exception à cette règle. 

Il aura fallu la création d’un comité de soutien de la ligne 132 et l’intervention de l’Asbl Mobilesem (Philippeville) pour que le ministre fédéral de la mobilité François Bellot prenne le train en marche. Vendredi dernier, il a en effet emprunté la ligne afin que les différentes communes parcourues fassent état de leurs projets de redéploiement de cette ligne considérée comme un élément "structurant" de l’Entre Sambre et Meuse. 

Des communes en mode promo

De Couvin à Walcourt, les communes du sud se sont mises en mode promo pour le ministre, étalant les unes après les autres leurs projets. Un point commun à ces initiatives, la volonté de développer l’intermodalité.  Mais pour qu’il y ait intermodalité, il faut au minimum que la ligne et surtout ses différents arrêts soient maintenus. 

Mais pour la SNCB et son ministre ce qui compte avant tout c’est la fréquentation des trains, et sur la ligne 132, elle serait plutôt en baisse un peu partout. Sauf à Beignée et Jamioulx où elle est stationnaire.  Raison pour laquelle sans doute à l’époque le bourgmestre d’Ham-sur-heure/Nalinnes Yves Binon était allé plaider la cause de Jamioulx afin que la fréquence d’un train par heure y soit maintenue, ce qui ne fut pas le cas de tous les arrêts.  Les Navetteurs qui se rendent dans la métropole ou au-delà, ont donc vite fait de se rabattre sur la N5, même si aux heures de pointe la circulation y est très dense. 

Le problème de la N5 n’étant toujours pas résolu au-delà Somzée, le train reste une alternativei interessante vers Charleroi mais essentiellement pour les écoles apparemment et ce dans un sens, comme dans l’autre. Vers Namur, par contre, le train est en concurrence avec une ligne express bien plus performante.  

Hors, la fréquentation est un critère essentiel pour la SNCB qui doit couvrir 30% de ses coûts d’exploitation avec la vente des billets. 

Il faut faire mieux d’ici 2031

Le ministre François Bellot, a rappelé que la ligne était sauve jusqu’en 2031, puisqu’un texte de loi interdit de fermer quelques lignes que ce soit en Belgique jusque là.  Mais après que se passera-t-il ? 

Personne ne le sait.  La seule certitude c’est qu’il faut, pour la maintenir, augmenter la fréquentation de cette ligne 132.  Après un investissement conséquent de 5 millions d’euros sur la liaison Couvin-Charleroi, et une offre de trains renforcée (deux de plus en soirée) certains comprendraient mal que la ligne soit abandonnée.  Toutefois, face à un manque de moyen structurel la SNCB devra peut-être un jour faire des choix.  

Le message est donc lancé aux navetteurs et aux touristes d’un jour, qui en empruntant la ligne 132, peuvent aussi participer à sa sauvegarde. 


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