À l'approche des commémorations du 70e anniversaire de la catastrophe du Bois du Cazier, une vingtaine de seniors ont participé à une visite guidée organisée par le Service des Aînés de la Ville de Charleroi.
Une après-midi riche en émotions, au cours de laquelle certains ont ravivé des souvenirs très personnels. Le Bois du Cazier poursuit son travail de mémoire. Dans le cadre des commémorations des 70 ans de la catastrophe du 8 août 1956 et des 80 ans de l'accord italo-belge « Hommes contre charbon », le Service des Aînés de la Ville de Charleroi a proposé à une vingtaine de seniors une visite guidée gratuite du site.
Accompagnés d'une guide, les participants ont replongé dans les circonstances de la catastrophe qui a coûté la vie à 262 mineurs. La visite a également permis de revenir sur l'arrivée des milliers de travailleurs italiens venus en Belgique après la Seconde Guerre mondiale pour travailler dans les charbonnages, ainsi que sur les difficiles opérations de sauvetage qui ont suivi le drame.
Des souvenirs toujours bien présents
Pour plusieurs participants, cette visite avait une résonance toute particulière. Deux d'entre eux avaient vécu la catastrophe de 1956. Près de 70 ans plus tard, les souvenirs restent intacts et les témoignages rappellent à quel point le drame a marqué les familles de toute la région.
L'un des moments les plus émouvants de l'après-midi s'est déroulé dans l'exposition « À la une, Marcinelle 1956 », réalisée en partenariat avec le Musée de la Photographie. Une participante y a retrouvé une photographie d'elle, enfant, aux côtés de sa mère. Un cliché pris quelques jours après la catastrophe et exposé parmi les quelque 70 images de Camille Detraux et Raymond Paquay retraçant les événements de l'époque.
Transmettre la mémoire
Au fil de la visite, les échanges entre la guide et les participants ont permis de faire revivre cette page de l'histoire industrielle et humaine de Charleroi. Alors que les témoins directs se font de plus en plus rares, ces rencontres contribuent à préserver une mémoire collective toujours bien vivante.
L'après-midi s'est terminée autour d'un café et d'une part de tarte, dans une ambiance conviviale, laissant chacun partager ses souvenirs avant de quitter le site.
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