Des peines de 4 à 9 mois de prison pour des maltraitances sur des mineurs

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Le tribunal correctionnel de Charleroi a condamné lundi après-midi C.M., M.V. et P.F. à respectivement 9, 6 et 4 mois de prison avec un sursis simple. C.C. a écopé d'une suspension simple du prononcé et les deux dernières prévenues ont été acquittées. Les six personnes étaient poursuivies pour des coups et blessures et des traitements dégradants sur plusieurs mineurs placés dans un Service Résidentiel Général.

La peine la plus haute a été prononcée contre C.M., coordinatrice au sein du service d'accueil pour des enfants dont une décision d'éloignement familial a été actée. Le ministère public avait requis des peines allant de 8 mois à 2 ans de prison, sans s'opposer à un sursis, et à une suspension du prononcé contre les six prévenus. 
En août et octobre 2018, un courrier envoyé à plusieurs personnes a dénoncé les faits commis sur des mineurs âgés de 0 à 6 ans. "Le courrier évoquait des scènes de violences envers plusieurs mineurs. Ces derniers étaient bâillonnés, enfermés dans des armoires ou enfermés pieds nus à l'extérieur, en hiver. Le point de départ de ces traitements dégradants et coups et blessures fut l'arrivée au sein du service de la première prévenue, coordinatrice dès février, mars 2016. Le courrier dénonçait des punitions récurrentes et longues sur les mêmes enfants, des traitements de faveur, etc. Cela faisait plus penser à une maison de correction qu'à une maison d'accueil pour des enfants abandonnés", avait précisé la substitute Vandeloise. 

C.M., la coordinatrice, avait uniquement reconnu la contention sur deux enfants, lors d'une crise. Cette dernière avait précisé avoir montré une technique apprise en stage pour éviter de faire mal à l'enfant ou de se faire mal soi-même. La prévenue avait également admis l'existence d'un groupe Messenger où les prévenus écrivaient des moqueries sur les enfants ou sur les parents de ces derniers. "C'était en quelque sorte un exutoire", avait-elle expliqué. 

Certains des autres prévenus, éducateurs au sein de la maison d'accueil, avaient reconnu avoir tenu des "propos déplacés" sur le groupe Messenger. "J'ai eu un humour déplacé, oui. Mais cela n'a jamais eu d'influence sur le traitement réservé aux enfants", avait confié M.V. Des peines de 8 mois à 2 ans de prison et une suspension du prononcé étaient requises par le ministère public contre les six prévenus. "Différentes coordinatrices des différents sites faisant partie du réseau d'accueil ont reçu la lettre de dénonciation, en ont parlé. Mais cela a tout de même continué puisque le groupe Messenger a été créé le 8 novembre 2018, après la dénonciation", avait indiqué le parquet.
Les différents avocats à la défense avaient plaidé des acquittements ou des mesures de faveur.

Source: Belga


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