Comme tous les ans depuis 2008, en mai, Marchienne accueillera le festival Mai talurgie, un festival culturel mais aussi de mise en valeur de la commune et de son histoire réalisé par des citoyens. On revient sur son histoire.
Un festival citoyen
En 2008, c’était le premier Son et lumière de Mai tallurgie. Le bouquet final d’un nouveau festival créé par des groupes de citoyens mis en place à l’Espace Citoyen Porte Ouest en collaboration avec le CPAS de Charleroi, mais aussi la bibliothèque, Couleurs Quartiers,la troupe de théâtre Créa d’âmes, le Centre d'insertion socioprofessionnelle Avanti ou; l’asbl Marcienne Babel.
À l’époque, Marchienne vivait la fin de la sidérurgie. C’est tout naturellement que le thème de cette première édition sera le fer et l’acier. Le festival rencontre un grand succès. Il faut dire qu’il est 100% marchiennois.
« On s’est rendu compte que les gens adhéraient parce qu’ils participaient, se souvient Anne-Marie Faticati, l’une des organisatrices de Mai tallurgie depuis la première édition. Ils étaient motivés. On arrivait à mobiliser parce qu’ils étaient acteurs. »
C’est devenu une tradition
Au fil des années, Mai tallurgie a conținué son chemin dans Marchienne, mettant en valeur la commune et ses particularités industrielles mas aussi humaines. Et elle s’est répandue dans toute la commune avec des défilés qui fédèrent les citoyens, mais aussi une croisière au fil de l’eau mais aussi à travers l’histoire avec des reconstitutions historiques. Un événement qui se tient tous les deux ans, le temps de préparer l’édition suivante.
Un second Son et lumière a marqué les esprits, consacré à la batellerie et joué sur l’eau. Il comprenait aussi un défilé de petits bateaux créés par les stagiaires d’Avanti.
Et au fil des années, spectacles, concerts, conférences, balades théâtrales, croisière et reconstitutions historiques se sont multipliés.
Un avenir pas tout rose
Après le Covid, les choses ont changé. Il a été beaucoup plus difficile de motiver les citoyens. Et puis, les préoccupations des marchiennois avaient changé. La sidérurgie n’est plus qu’un souvenir. Mais la propreté, l’environnement et le retour à la nature prennent de plus en plus d’importance. C’est pourquoi en 2006 l’Eau d’Heure qui traverse Marchiene sera au centre du festival.
Et puis, les subventionnements et financements ne sont plus au rendez-vous.
« Le Son et Lumière sur l’eau reste sans doute mon plus grand souvenir de Mai allergie. Il était grandiose, mais aujourd’hui’hui, on n’a plus les moyens », avoue Anne-Marie Faticiati.
Mais malgré le manque de moyens, les bénévoles passionnés marchiennois sont toujours là, et continuent à reforger le passé et l’avenir de LEUR Marchienne.
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