Ryanair a indiqué vendredi accueillir "positivement" la décision du gouvernement wallon de ne pas valider la taxe communale de 3 euros par passager prévue à l'encontre de l'aéroport de Charleroi, où la compagnie opère la majorité de ses vols belges.
Après avoir menacé de supprimer des sièges à Charleroi en 2026, le groupe soutient qu'il y maintiendra finalement son programme estival initial, mais met désormais la pression sur le fédéral.
Le gouvernement wallon a indiqué jeudi ne pas valider la décision de la Ville de Charleroi d'imposer une taxe de 3 euros par passager passant par BSCA. La commune peut encore saisir le Conseil d'État pour s'opposer à la décision régionale.
Comme l'aéroport de Charleroi la veille, la compagnie aérienne Ryanair a salué vendredi, par communiqué, le choix du gouvernement wallon. Si elle a menacé en début d'année de supprimer plus d'un million de sièges depuis BSCA en 2026, l'entreprise irlandaise a indiqué qu'elle maintiendra finalement son programme estival initial et promet "une croissance de 9% par rapport à l'an dernier, avec (...) 7,5 millions de sièges", selon son CEO Eddie Wilson.
Ryanair soutient également le courrier envoyé par les autorités régionales au Premier ministre Bart De Wever, appelant à revoir l'augmentation de la taxe fédérale sur l'embarquement, qui doit prochainement grimper à 10 euros.
Le CEO Eddie Wilson affirme que la menace de supprimer plus de 2 millions de sièges à Charleroi et à Bruxelles et de retirer cinq avions de BSCA reste d'application d'ici au mois d'octobre si le gouvernement fédéral ne suit pas l'exemple wallon. "Ryanair veut grandir en Belgique, mais nous ne pouvons pas le faire si le gouvernement fédéral continue à exclure la Wallonie du marché avec ces taxes", a-t-il appuyé.
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