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Affaire Chovanec: le Parquet de Charleroi a-t-il transmis les images à temps?

Affaire Chovanec: le Parquet de Charleroi a-t-il transmis les images à temps?

C’est en tout cas la question que pose l’avocate de la famille, interrogée par nos confrères de la RTBF. Elle affirme que « le Parquet de Charleroi savait dès le premier jour qu’il y avait des images vidéos ».

 

Une intervention musclée de la police et un salut nazi

Pour rappel, il y a deux ans Jozef Chovanec, un ressortissant slovaque, est interpellé à l’aéroport de Charleroi pour des faits de rébellion. Une fois dans sa cellule, il se frappe violemment la tête contre les murs. La police aéroportuaire intervient et maîtrise le prisonnier. Il est envoyé à l’hôpital et décède de ses blessures, semble-t-il dans un premier temps.

Pourtant, récemment, les images de surveillance en cellule ont remis cette version en cause. Les images montrent clairement une intervention musclée de la police aéroportuaire qui aurait pu être la cause de la mort. On y voit aussi clairement une policière faire le salut nazi pendant l’intervention. Des images qui ont créé de nombreuses réactions.

Ces images, l’avocate de la famille affirme que le Parquet de Charleroi les avait depuis le premier jour et s’étonne qu’elles sortent seulement aujourd’hui, laissant entendre qu’on les aurait peut-être transmises trop tard ou qu’on les aurait « occultées ».

 

Deux PV ont été dressés. Les images ont-elles été transmises trop tard?

En fait, un premier PV a été dressé par la Police Fédérale Aéroportuaire de l’aéroport de Charleroi pour des faits de rébellion. A cette occasion, toutes les images de surveillance ont été saisies et ont été versées au dossier d’instruction.

Le 25 février 2018, la femme de Chovanec débarque en Belgique pour voir son mari hospitalisé. Elle se rend ensuite à la police de Charleroi pour déposer une plainte pour coups et blessures à l’encontre de son mari. Une plainte contre X qui est transmise au Parquet.

Après le décès, l’information de la mort est transmise au Parquet en charge d’éventuellement déqualifier la plainte. La Police Locale carolo n’aurait donc jamais eu accès aux images de surveillance puisqu’elles avaient déjà été saisies

 

« Une catastrophe pour l’image de la Police de Charleroi »

Du côté de la Police Locale de Charleroi, on rappelle qu’à propos des images, comme à propos de l’intervention musclée et du salut nazi, on n’a rien à voir. Les faits ont été commis par la Police des Aéroports, une police fédérale dépendant du ministère de l’Intérieur et non pas de la Ville de Charleroi. David Quinaux, le porte-parole de la Police Locale de Charleroi regrette l’amalgame fait par de nombreuses personnes. Que ce soit sur internet ou dans les médias.

« Mais trop souvent on entend encore dire que c’est notre police locale carolo qui est en cause. On l’assimile à la propagande nazie, alors que nous n’avons rien à voir là-dedans. C’est une véritable catastrophe en terme de réputation pour nous. »

 

Le Parquet pourrait s'exprimer, l’enquête est en cours

Du côté du Parquet de Charleroi, on ne peut pas s’exprimer, puisque l’enquête est en cours et que le Parquet de Charleroi est en contact à ce sujet avec le Procureur Général. Une réunion est toutefois prévue ce mercredi et le Parquet pourrait dès lors communiquer.

L’enquête suit toujours son cours, Deux des principaux responsables de la police ont démissionné, et une Commission d’Enquête Parlementaire met aussi sur la sellette le ministre de l’Intérieur de l’époque Jan Jambon (NVA). Et le dossier a été transmis au Comité P, la Police des Polices. Affaire à suivre, donc.


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