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Après la crise les Wallons souhaitent une mobilité plus saine

Après la crise les Wallons souhaitent une mobilité plus saine

Un récent sondage, confié à l’institut YouGov par European Climate Fondation et Transport & Environnent indique que les citoyens des grandes villes et métropoles européennes souhaitent que des leçons soient tirées en matière de pollution de l’air suite à la période de confinement imposée par la pandémie de Covid-19. La santé et la qualité de vie le réclament. Les citoyens wallons suivent cette ligne vertueuse. 

Va-t-on tirer des leçons de cette crise ? C’est la question que tout le monde se pose ! En tout cas, en matière de pollution, ce n’est pas un secret, la réduction du nombre de véhicules a réduit considérablement la pollution de l’air. Une prise de conscience qui témoigne du danger important que représente la pollution de l’air. Des citoyens de plus de 20 villes européennes issues de 6 pays différents ont répondu au sondage. Pour la Belgique, ce sont les Régions (et non les Villes) qui ont été prises en compte. 

« Il y a eu une forte interrogation durant la période de confinement sur la manière de disposer de l’espace public et sur la manière de répartir les différents modes de transport qui peuvent être utilisés. Cette étude est très intéressante parce que de manière classique on ne remet pas ça en question. Ici on a eu un renversement de situation et on a demandé plus d’espace pour le vélo. Ça a séduit une série de gens durant cette période, même si ça a irrité les automobilistes. » Explique Alain Geerts, chargé de mission mobilité à Inter-Environnement Wallonie. 

Moins de voitures, plus de modes actifs et des transports en commun adaptés

Si l’on regarde la Wallonie : 

  • 62% affirment ne pas vouloir revenir au niveau de pollution existant avant la pandémie.
  • 63% acceptent que ces mesures d’amélioration de la qualité de l’air aillent de paire avec des Zones « zéro émission ».
  • 63% estiment qu’il serait bien de libérer de l’espace pour les transports publics (bandes réservées au bus par exemple).
  • 62% estiment qu’il serait bien de libérer de l’espace pour l’utilisation du vélo. 
  • 68% estiment qu’il serait bien de libérer de l’espace pour les piétons (la marche).

On le voit donc, les Belges ainsi que tous les citoyens des plus grandes villes européennes, sont demandeurs de mesures en faveur du développement des modes alternatifs, car ils envisagent sans doute d’y avoir recours plus intensément. 

Les zones 30, une bonne chose...

Nous pouvons dès lors mettre en perspective la décision de mettre en « Zone 30 » l’intraring de Charleroi et d’autres grandes métropoles de Wallonie. Pour Alain Geerts, il s’agit d’une bonne chose. 

« Globalement , on trouve que la réduction de la vitesse est une excellente chose. On préfère ça à la zone de basse émission, tout simplement parce que la zone de basse émission ne réduit pas le trafic, il va juste changer les véhicules qui circulent. Une zone 30 est plus dissuasive. »

Et le Belge s’intéresse aux voitures électriques. Cela dit, notons qu’un embouteillage de voitures électriques reste un embouteillage. Toujours selon ce sondage, les habitants des villes s’irritent de plus en plus de l’envahissement de leur espace de vie par des véhicules massifs, puissants et insécurisants.
 


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