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Coronavirus : témoignage d'un pneumologue de 1ère ligne au GHDC

Médecins, infirmiers/infirmières, pneumologues, anesthésistes, et bien d'autres. Tous sont en 1ère ligne dans les hôpitaux pour combattre l’épidémie de coronavirus. Mais comment vivent-ils cette pandémie au quotidien? La réponse avec ce témoignage d’un pneumologue du GHDC qui se trouve en 1ère ligne. 

"On a une crainte chaque jour de voir le nombre de patients augmenter!"

C’est dans un hôpital presque vide que se trouve le pneumologue Alexandre Jacquerie. Tout a été entièrement réaménagé. L’épidémie de coronavirus, c’est un véritable challenge pour les équipes du GHDC. "On est en 1ère ligne et on doit s'occuper de ses patients. Il y a toujours des inquiétudes car c'est un virus contagieux. On peut également être contaminé donc cela demande des mesures de protection. On a une crainte chaque jour de voir le nombre de patients augmenter ou déborder. C'est une ambiance de travail tout à fait différente comparé à d'habitude" nous confie Alexandre Jacquerie, pneumologue au GHDC.

Le matériel de protection est utilisé avec parcimonie pour éviter d’arriver à un manque trop important. L’ambiance de travail, elle, est pesante. "L'environnement de l'hôpital est totalement bouleversé. D'habitude, il y a du monde dans les couloirs. Ici, les couloirs sont vides. Il n'y a personne, pas de visite, toutes les consultations sont annulées. Au niveau du nombre de personnes dans l'hôpital, il n'y a que le personnel" détaille-t-il. 

"Il y a toujours de l'inquiétude pour notre entourage"

Pour le moment, la situation est sous contrôle au Grand Hôpital de Charleroi même si le nombre de patient augmente de jour en jour. Les craintes, elles, sont nombreuses pour le personnel de 1ère ligne notamment en ce qui concerne leur famille. 

"On essaie quand on rentre chez nous de pratiquer les mesures de confinement. On est des personnes à risque d'être éventuellement porteurs du virus. Donc on essaie de respecter les mesures autant que possible. Il y a toujours de l'inquiétude pour l'entourage notamment pour les parents qui sont plus âgés et donc plus à risque. Il y a aussi une inquiétude pour les enfants. Pour l'entourage, il y a une certaine crainte. Cela reste dans un coin de notre tête et on y pense un peu" explique le pneumologue.

Par la force des choses, le personnel soignant devient aussi un lien avec l’extérieur pour les patients atteints du coronavirus. Ici, tous se serre les coudes pour arriver au bout de cette crise… "Ce qui permet de tenir le coup, c'est l'entraide entre les services. Cela permet au niveau de garder les gardes et d'avoir du renfort. Cette solidarité nous permet, pour le moment, de faire face à l'épidémie" remarque Alexandre Jacquerie


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