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Coronavirus: coup d'arrêt pour le déconfinement

Coronavirus: coup d'arrêt pour le déconfinement

Le Conseil National de Sécurité se veut très prudent: ce mardi, le nombre d'infections au Covid 19 repartant à la hausse, le CNS n'a pas voulu annoncer le lancement de la 5e phase de déconfinement qui doit théoriquement commencer début août.

Une nouvelle réunion est prévue jeudi prochain. Si la courbe ne fléchit pas, la 5e phase sera postposée. Et des mesures plus sévères pourraient être prises. 

1. L'obligation de porter le masque

Sophie Wilmès, la Première ministre a bien évidemment confirmé l'obligation de porter le masque dans tous les lieux publics, les commerces, les cinémas, etc. Pourquoi ne pas avoir obligé à porter le masque plus tôt ? Simplement parce qu'en confinement les gens étaient chez eux et il y avait peu d'interactions entre eux. Le masque est donc important pour limiter la contagion, tout comme les gestes barrières doivent être maintenus.

2. La Phase 5 en suspens, les endroits "super infecteurs" restent fermés

Il n'est donc pas certain que la phase 5 du déconfinement (passage à 800 personnes en extérieur ou 400 pour les événements, etc...) aura lieu début août.

Tout dépendra de la manière dont l'épidémie va évoluer les prochains jours. Et pour l'heure, ce n'est pas bon: le cas de contaminations à augmenté de 8% en une semaine, et l'indice de reproduction (le nombre de personnes infectées au contact d'un contaminé) est repassé au-dessus de 1.

Raison pour laquelle bien évidemment les grands rassemblements restent interdits et les boîtes de nuits ou grandes salles de spectacle resteront fermées. Ce sont des endroits, dit Sophie Wilmès, qui sont des" super spreader" ("super infecteurs). Et si ceux-ci ne sont pas accessibles, ce n'est pas pour faire des fiestas dans des cafés surbondés ou des apéros improvisés. Ceux-là pourront être fermés s'ils ne respectent pas les règles.

3. La bulle ne bouge pas

La règle reste inchangée: il n'est théoriquement pas possible de voir plus de 15 personnes par semaine en dehors du foyer familial.

4. Retour de vacances

Le code couleur étant à présent connu, Sophie Wilmès rappelle qu'il faut s'adapter à l'évolution de l'épidémie dans les différents pays. Et puis surtout, pour ceux qui partent: limiter les comportements dangereux, même si certaines choses sont permises à l'étranger et pas en Belgique. La quarantaine reste obligatoire pour les retours de zones rouges, et très conseillé pour les retours de zones oranges

5. Préparer la deuxième vague: un stock de masques constitués

La Belgique, dit la Première ministre essaye d'éviter la seconde vague de l'épidémie. Mais si elle devait survenir, ajoute-t-elle, tout a été fait pour qu'elle soit contrôlée. "La Belgique n'est plus celle de février" dit-elle. La capacité de testing sera de 30 000 à 40 000 tests par jour, et un stock stratégique de masques a été constitué: 200 millions de masques chirurgicaux, 33 millions de FFP2 et 5 millions de masques en tissus en plus de ceux distribués actuellement dans les pharmacies.

 

En clair : l'extrême prudence est de mise. Reste à voir d'ici la fin-juillet comment évoluera la situation épidémiologique. Qui dépendra en grande partie de la responsabilité non seulement collective mais également individuelle.

 

 


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