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Jobs étudiant : Les affaires reprennent, exemple à Gerpinnes (vidéo)

Selon l’UCM, l’Union des classes moyennes, il y a eu cette année un quart de jobs étudiants en moins suite au confinement.  Pourtant, dans le secteur de la grande distribution il semble que l’effet du confinement ait été inversement proportionnel avec 30% d’étudiants en plus dans les rayons. ACERTA, le groupe de services en ressources humaines pour les PME, ne rejoint pas l’UCM non plus, la perte a été sèche c’est sur, mais les affaires reprennent. 

Le Secrétariat social de l’UCM a comptabilisé 22,5% d’étudiants en moins par rapport au mois de Juillet de l’année dernière.  Les étudiants sont généralement occupés pour deux types de tâches : le rangement et le classement, et en guise de personnel d’appoint dans les commerces et l’Horeca. Et même si l’Horeca a effectivement beaucoup souffert du confinement (moins 18,5% d’emploi), le personnel a été mis en chômage économique et les jobistes à l’arrêt, pour cet été, il n’y a pas lieu d’être pessimiste. A l’image du patron d’Acerta, Benoît Caufriez.

« On s’attend pour les mois à venir à une poursuite de la baisse du chômage temporaire dans l’horeca. Les mois d’été sont effectivement les mois traditionnellement les plus prisés pour le tourisme et pour l’horeca, et cet effet continuera à jouer même en temps de coronavirus. Peut-être verrons-nous dès lors plus d’étudiants aussi revenir en renfort.»

Plus 30% au Colruyt de Gerpinnes

Du côté de la grande distribution et du groupe Colruyt en particulier, on se félicite paradoxalement des taux d’engagements d’étudiants cette année.  30% de plus pour le mois de Juillet

Pour Antoine Hayard, le gérant du Colruyt de Gerpinnes situé le long de la nationale 5, l’année avait d’ailleurs très bien commencé. 

« Chez nous, il y a plus d’étudiants que les autres années. Nous avions déjà engagé plus d’étudiants au début de l’année pour pallier les vacances du personnel. En août, nous allons tourner avec une trentaine d'étudiants et nous allons encore en engager quelques-uns d’ici peu. Ici, l’été nous fonctionnons beaucoup avec les touristes des Lacs de l’Eau d’Heure, les scouts, les campings et le passage. Cette année, les gens restent en Belgique, le magasin tourne bien. »

Avec la crise du coronavirus, le personnel régulier est resté fidèle au poste, mais d’autres tâches sont venues s’ajouter à celle du quotidien avec les nouvelles règles de fonctionnement dictée par le gouvernement fédéral, il a donc fallu engager de la main d’oeuvre supplémentaire.

« Ici nous travaillons sur le long terme avec les étudiants.  Généralement, nous les gardons tout au long de leurs études. Les nouveaux sont engagés en Janvier et en Juin, ils sont prêts pour affronter les mois d’été généralement chargés. Avec la crise du coronavirus, nous en avons encore engagé une petite dizaine en juin»

Certains étudiants ont d’abord refusé de travailler, mais très vite, ils se sont rendu compte que de nombreuses mesures de sécurité avaient été mises en place et ils sont vite revenus. 

« Les mesures sanitaires que nous avons mises en place, ont fidélisé une partie de notre clientèle, c’est tout dire ! »

Des étudiants pour nettoyer les caddies mais pas uniquement

Antoine Hayard, connaît bien les étudiants.  Il reçoit des dizaines de CV par jour.  Pour lui, ceux qui ont le plus souffert sont ceux qui travaillaient dans l’Horeca, dans les bureaux, ou dans les entreprises qui ont dû mettre leur personnel en chômage économique, pas ceux de la grande distribution. 

Même constat avec Mélanie (prénom d'emprunt), elle travaille depuis près de deux ans comme étudiante dans le secteur ce secteur, le confinement a été pour elle synonyme de vie sociale. 

« Sincèrement au début, déjà il n’y avait plus l’école donc c’était chez nous à la maison, les cours à la maison et le job étudiant m’a permis de retrouver un semblant de vie sociale et de sortir de la psychose. J’ai pu quitter mon kot et rentrer à la maison pour faire plus d'heures puisque le magasin en avait besoin.  En plus, le gouvernement a reporté les heures du trimestre (mars à mai) et elles ne seront pas comptabilisées dans notre année, donc c’est un avantage intéressant pour nous. »

Malheureusement, tous les étudiants n’ont pas eu cette chance effectivement 

« Quelques-uns de mes cokoteurs qui travaillaient ont perdu leur job.  J’en ai un qui travaillait à l’aéroport et il n’a plus eu de travail. Lui travaillait pour payer son kot.  Donc il s’est retrouvé sans rien, mais en attendant le loyer continuait à tomber. Donc, oui, je connais des jeunes qui se sont retrouvés en grande difficulté du fait qu’ils avaient perdu leur job. »

Il serait vraisemblable de croire que le besoin d’étudiants supplémentaires dans la grande distribution est dû essentiellement à la crise.  Oui sans doute, mais pas uniquement. Mélanie a toujours eu la chance de toucher à tout. 

« Personnellement, je trouve que le travail n’a pas changé pendant la crise sanitaire. Nous avons la chance de toucher à tout, on est un peu sur le même pied que les autres membres du personnel.  Nous travaillons à l’année donc pas de différence.  Pour le nettoyage des caddies, c’était chacun notre tour.  Mais nous avons la chance de tourner partout dans le magasin. »

Si vous êtes à la recherche d'un job étudiant, il n'est donc pas trop tard, les grandes surfaces auront encore besoin de renfort en septembre. A bon entendeur ! 


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