À Anderlues, l'asbl Sports et Délassement est à nouveau dans la tourmente. Le Tribunal du Travail l'a condamnée à payer 137.000 euros à son ancien coordinateur sportif qui a intenté une action en justice pour non respect des closes de son contrat.
Ce n’est pas la première fois que l’asbl Sports-Délassement est dans la tourmente. Cette fois, la structure para-communale vient d’être condamnée par le Tribunal du travail à payer la somme de 137.000 euros (+ intérêts) à un ex-employé qui a dénoncé que des modifications conséquentes des fonctions pour lesquelles il y travaillait avaient été appliquées.
L’échevin anderlusien des sports, Rudy Zanola du groupe AJC, qui est président de l’asbl tempère. Il explique que l’employé en question qui était coordinateur sportif, ne s’est pas adapté à des tâches qui faisaient -selon lui- pourtant bien partie de son contrat.
"Lorsque les vacances scolaires sont arrivées, l'ADEPS nous a imposé des stages à organiser impérativement pour ne pas perdre nos subsides. Donc c'était effectivement une nouveauté pour cette personne d'animer des stages, mais il était capable de le faire et surtout ces tâches faisaient partie de sa fiche de fonction", explique Rudy Zanola.
Le Tribunal du travail a cependant donné raison au travailleur pour ce point. Les instances qui gèrent l’asbl ont interjeté appel de la décision. En attendant, Sports-Délassement a bloqué le montant correspondant au litige au cas où elle devrait finalement payer l'ancien travailleur. Une situation qui entraine le gel d'une partie des investissements prévus au sein de la structure.
L’installation de la climatisation dans une des salles, par exemple, sera reporté à l’année prochaine selon le président, qui précise vouloir rester prévoyant en attendant le verdict judiciaire.
Malgré ses diverses activités sportives organisées pour de nombreux publics à un prix très démocratique, l’asbl Sports-Délassement a été plusieurs fois dans la tourmente. Elle avait déjà fait l’objet d’une plainte de l’ancien bourgmestre d'Anderlues Philippe Tison au sujet de marchés publics qu’il trouvait nébuleux. Une affaire finalement classée sans suite.
"Cette affaire est tombée à l'eau, il n'y avait aucune manipulation de marchés publics. Au final, on a eu raison"
Le président espère que l’issue sera également favorable pour son asbl dans cette nouvelle affaire.
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