Elus et médias se sont retrouvés à la Maison de la Presse carolo pour la traditionnelle cérémonie des vœux. Au programme: le bilan de l'année 2025, de l’avenir de la presse et une métaphore qui résume l’ambiance: en 2026, la ville retient déjà son souffle
Nos élus carolos n’ont pas dérogé à la tradition des vœux à la presse. Et c’est tout naturellement à la Maison de la Presse que les médias locaux étaient invités. L’occasion de renforcer les liens pour l’année à venir.
« Nous relançons un club des communicants afin de permettre au plus grand nombre de se connaître, annonce la présidente de la Maison de la Presse, Lara Koltar. Et puis, nous espérons accueillir davantage de journalistes, car nous avons à cœur de faire vivre cette Maison. »
Au cœur des différents discours, l’année écoulée. Et il faut dire qu’elle n’a pas été de tout repos, que l’on soit devant ou derrière la caméra.
« C’est important de se retrouver une fois par an dans un cadre détendu, avec une petite pointe d’humour, mais surtout pour échanger sur les enjeux de la presse. On sait qu’il y a des inquiétudes à Télésambre, mais aussi dans la presse écrite avec le rapprochement des grands groupes. Sur les réseaux sociaux, on voit tout et son contraire. Les journalistes doivent pouvoir remettre de l’ordre, ramener de la sérénité dans les débats. C’est pour ces raisons-là qu’il est important d’échanger et de se rencontrer », explique l’échevin Eric Goffart.
L’avenir de la presse, au sens large, a été longuement évoqué. Si la quasi-totalité des responsables politiques utilisent aujourd’hui les réseaux sociaux, tous reconnaissent que l’objectivité journalistique reste la référence.
« Je crois que la presse a ce recul, cette objectivité nécessaire pour informer correctement le citoyen sur ce qui est vrai ou non, sur ce qui se fait ou pas. Oui, la presse doit être soutenue et encouragée pour que cette objectivité perdure », souligne Nicolas Tzanetatos.
Dans son discours, le bourgmestre Thomas Dermine a évoqué le sport qu’il pratique actuellement avec son collège : l’apnée. Une métaphore assumée, en référence au « plan oxygène » imposé par le gouvernement fédéral.
L’année vient à peine de débuter et, déjà, à Charleroi, on retient son souffle.
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