Charleroi vient de lancer une nouvelle campagne pour la propreté et contre les incivilités. Elle s’intitule: « On en a marre », et la Ville annonce durcir le ton et prendre des sanctions pour lutter contre tout ce qui salit les rues.
Marre des incivilités en tout genre
C’est une toute nouvelle campagne en faveur de la propreté et de la qualité de vie que vient de lancer Charleroi. Jusqu’ici, on ne la retrouve que sur les afficheurs numériques dans les rues. Entre deux pubs, on peut lire ce message: « On en a marre ». Marre des incivilités en tout genre.
« D’abord, elle vise les dépôts sauvages, explique Eric Goffart, l’échevin de la propreté et des finances de Charleroi. C’est le sac gris ou c’est la remorque qu’on va vider au bout d’un chemin. Mais ça peut être aussi, un sac Tibi qu’on a pourtant été acheter, mais qui est sorti beaucoup trop tôt. Et donc, on a, surtout en centre-ville, l’impression qu’il y a tout le temps des sacs en rue. Alors qu’il y a deux ramassages par semaines dans le centre. »
Mais on parle aussi par exemple, des véhicules mal stationnés, des logements pas entretenus, des tapages nocturnes, des mégots jetés par terre ou du fait d’uriner en rue, par exemple.
En 2025, la Ville a recensé 10.778 dépôts sauvages, traités en moyenne en 34,4 heures.
Mais aussi environ 3.000 dossiers (soit plus de 30% que 2024) reçus pour des infractions au Règlement Général de Police et en matière environnementale, avec un taux de poursuite moyen de 70%.
En matière d’arrêt et de stationnement : environ 10.500 PV, avec un taux de poursuite d’environ 90%.
Le renforcement des contrôles a quant à lui permis de dresser près de 2.000 PV après fouille de plus de 32.000 sacs poubelles.
La Ville a déjà investi
Charleroi s’est déjà donné des moyens supplémentaires de lutter contre les incivilités. Des caméras intelligentes capables de lire les numéros de plaque sont en cours d’acquisition. Ce qui permettra de poursuivre en justice les pollueurs motorisés et même de saisir les voitures. Et on procède aussi régulièrement au nettoyage des tags dans Charleroi.
Les amendes seront effectivement payées
Cette fois, la Ville a décidé de durcir le ton.
« En tant qu’échevin des finances, ajoute Eric Goffart, j’ai donné les instructions les plus claires à nos huissiers pour que les sanctions soient effectivement payées. »
Et les sanctions peuvent être lourdes. En voici quelques exemples:
• Tapage nocturne : ±150€
• Tapage diurne : ±100€
• Uriner sur la voie publique : ±100€
• Dépôts de déchets ou non-respect des horaires de collecte : à partir de ±150€
• Manque de respect envers les agents : entre 100 et 150€
• Défaut d’entretien d’un bâtiment : entre 100 et 150€
Des sanctions qui peuvent encore augmenter en cas de récidive. Et encore plus en cas d’amendes environnementales. Elles commencent à 500 euros et peuvent atteindre 200 000 euros selon la gravité des faits.
« On ne laissera pas les incivilités impunies, promet encore l’échevin. C’est une condition pour vivre dans une ville agréable. Ce qui est important pour nous, c’est d’améliorer le cadre de vie. Mais par contre, on va durcir le ton et veiller à ce que le règlement de police soit mieux appliqué sur le territoire de la Ville. »
La campagne sera déclinée un peu partout et dans tous les médias. Pour dire: « Cette fois, on en marre et on va sévir. »
Sur le même sujet
Recommandations
Tibi : 440 kg de déchets collectés par habitant en 2025
Anderlues : Des ateliers pour déguster les plantes de son jardin
Remplacer les collectes de verre par des bulles à verre? Les communes sont divisées
Près de 726 tonnes de déchets ramassées sur les autoroutes de Wallonie en 2025!
Une opération de nettoyage a eu lieu à Fleurus lors d'un team building
Incendie sur le site de Tibi : une batterie au lithium suspectée
Un collecteur blessé lors de la collecte d’ordures ménagères à Thuin
Charleroi : une école inaugurée au cœur du plus grand contrat énergétique de Belgique
Un challenge nature lancé aux Belges pour la Semaine de la biodiversité
Les recyparcs wallons seront fermés pour l'Ascension et les collectes de déchets reportées