En Wallonie, de nombreux biens sont classés au patrimoine. Au cours du dernier trimestre, un peu plus de 1,5 million d'euros ont été mobilisés pour financer des travaux de restauration, des mesures conservatoires et des études préalables.
À Charleroi, ce sont les vitraux du bâtiment Zénobe Gramme de l'Université du Travail qui s'apprêtent à retrouver leur place. « Les vitraux sont classés au patrimoine exceptionnel de Wallonie, rappelle Julien Dugauquier, directeur du CampusU Charleroi. La liste est restreinte, donc nous sommes très heureux d'en faire partie. La première étape, qui vient d'être validée par le gouvernement, consiste en une étude préalable afin d'évaluer leur état de conservation. »
À terme, ces vitraux remplaceront les panneaux vitrés qui occupent aujourd'hui la façade. Vu leurs dimensions, leur valeur patrimoniale est considérable. « Ils sont gigantesques, ils représentent plusieurs dizaines de mètres carrés. »
Une subvention de 10 000 euros permettra de financer cette étude préalable. Elle débouchera sur un cahier des charges qui servira à chiffrer précisément le coût de la restauration et de la repose des vitraux.
Plus au sud, à Thuin, c'est la façade latérale sud de l'église Notre-Dame d'el Vaux qui nécessite une intervention urgente. À l'œil nu, on constate qu'elle penche vers la voirie. « En urgence, la Ville a installé une structure de consolidation ainsi que des tirants à l'intérieur de l'église », explique François-Louis Leroy, président de la fabrique d'église Notre-Dame d'el Vaux.
Classée depuis les années 1980, l'église se distingue notamment par sa nef unique et son chœur surélevé, deux éléments qui font toute sa valeur patrimoniale. « Autour de cette église, il y avait autrefois un cimetière, rappelle Martin Jeanmart, chef du bureau du développement territorial à la Ville de Thuin. Au fil des années, des cavités se sont formées dans le sol. Elles peuvent expliquer le manque de stabilité du bâtiment, auquel s'ajoutent des problèmes d'évacuation des eaux. Ce sera un chantier important, long et coûteux. »
Ici, une subvention de 49 000 euros a été dégagée afin de financer les études préalables, et le marché public a déjà été lancé.
Pour ces deux édifices emblématiques, ces subsides constituent une première étape indispensable avant des chantiers de restauration de plus grande ampleur. L'objectif est clair : préserver un patrimoine exceptionnel pour les générations futures.
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