Il a été sollicité une peine de 10 ans de prison, avec une mise à disposition du tribunal d'application des peines de 5 ans. Il est poursuivi pour viols, atteintes à l'intégrité sexuelle et détention et production d'images montrant des abus sexuels.
En mai 2025, une journée de sensibilisation au harcèlement est menée par la police au sein d'une école. À la suite de cette initiative, une jeune élève de douze ans dénonce à son institutrice et à sa directrice les agressions sexuelles commises par son beau-père et dont elle est victime depuis ses six ans. "Elle a notamment été filmée par son beau-père, qui lui a demandé d'enlever le haut et le bas. Il lui touchait les parties intimes, parfois il lui demandait de filmer son sexe à lui et les faits étaient assez fréquents", a rappelé le tuteur ad hoc de la victime.
Les enquêteurs ont découvert, dans le GSM du prévenu, 1.282 images pornographiques et d'abus sexuels, dont 551 fichiers montrant la mineure d'âge. Face aux trois juges, le trentenaire a contesté les agressions reprochées. "Je veux bien faire de la prison pour ce que j'ai fait. Mais jamais je n'assumerais ce que je n'ai pas fait. Les fichiers mettant en scène sa belle-fille ont été créés par l'intelligence artificielle, via trois applications", a expliqué le prévenu.
Une peine de dix ans de prison a été requise par la substitute du procureur, avec une mise à disposition du tribunal d'application des peines (TAP) de cinq ans. Selon la magistrate, les explications fournies par le prévenu sont "fantaisistes". La défense a plaidé un acquittement pour les viols et les atteintes à l'intégrité sexuelle et un sursis probatoire pour la détention des fichiers montrant des abus sexuels.
Jugement attendu pour le 6 août prochain.
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