Les équipes du Contrat de Rivière Sambre et Affluents repartent à l’attaque de la balsamine de l’Himalaya, un danger pour nos cours d’eau et leurs berges.
Cette plante exotique ornementale, interdite depuis 2017, constitue, en effet, un danger pour la nature. Outre l’érosion qu’elle favorise, la balsamine a tendance à supplanter la flore indigène. Un véritable fléau pour notre biodiversité. "L’idée, c’est de travailler d’amont en aval, explique Elodie Crépin, chargée de mission au CRSA. On veut éviter que cette plante colonise le cour d’eau car elle risque d’empêcher les autres plante de pousser. Et, comme elle disparaît en hiver, laissant les berges à nu, cela augmente les risques de crues."
4 étudiants à l’assaut
En période de floraison, comme c’est le cas actuellement, la balsamine de l’Himalaya est facilement reconnaissable grâce à ses fleurs roses. Pour s’en débarrasser, il suffit d’arracher la plante et d’en briser les fibres. Ce dont se chargent, actuellement, les quatre étudiants jobistes du CRSA, actifs près du Marbisoeul à Thuillies comme sur les autres rivières de la région. "Il y a encore beaucoup de travail sur ce ruisseau, précise l’un d’eux, Alexandre Clamot. Surtout en amont. Mais cela va beaucoup mieux qu’avant…"
D’autres espèces invasives sont, également, tenues à l’oeil. Chaque été, ce sont 300 km de cours d’eau qui sont nettoyés par les étudiants.
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