Ce vendredi 21 août, nous avons appris la disparition de Jacques Van Gompel. C'est un de ses bourgmestres les plus emblématiques de Charleroi qui disparaît. Il était âgé de 79 ans.
Le parcours politique de Jacques Van Gompel, c’est un long fleuve qui n'a pas toujours été tranquille. Mais contre vents et marées, il a globalement réussi à garder le cap.
Instituteur de formation et de profession, le Gillicien s’engage en politique au sein du Parti Socialiste dès 1964 alors qu’il n’a que 17 ans. Il fonde alors la première section des jeunesses socialistes de la Fédération carolo avec un certain Jean-Claude Van Cauwenberghe et devient président du PAC gillicien. Élu conseiller communal à Gilly en octobre 1970, son mandat est renouvelé en 1976. Déjà sur fond d'une véritable passion pour le sport local.
Avec Jean-Claude Van Cauwenberghe, il fait partie d'une équipe de jeunes mandataires socialistes décidés à donner un nouvel élan et une nouvelle image à une ville qui s'impose progressivement comme la première métropole de Wallonie.
Échevin de la jeunesse et des travaux publics de 1983 à 1988, premier échevin disposant des mêmes attributions de 89 à 95, JVG hérite dans le même temps de la coordination de la politique des quartiers. Les gens, les quartiers, c'est son dada. Lorsque Jean-Claude Van Cauwenberghe devient ministre dans le gouvernement wallon en 1995, Jacques Van Gompel est déjà amené à exercer la fonction de bourgmestre. Quelques années plus tard, le 11 janvier 2000, il devient bourgmestre en titre de Charleroi, fonction que confirment les électeurs quelques mois plus tard, en octobre 2000.
Le tournant des affaires
Tout semble se passer pour le mieux dans la métropole carolo jusqu'à cette fameuse année 2005 et ce séisme politique lié aux fameuses affaires qui vont alors occuper essentiellement la vie communale, notamment avec la très médiatisée carolorégienne. Et là, c'est la descente aux enfers. Il est inculpé et arrêté dans le cadre d'une affaire de marché public truqué, un vaste dossier qui porte sur les travers de la gestion de la Ville entre 1994 et 2006,. Surnommé « le dossier ville » ou encore « des 62 », en référence au nombre de prévenus. Son incarcération à la prison de Jamioulx en octobre 2006, durant 22 jours, restera une plaie béante jusqu’à la fin de ses jours.
Si on ajoute à cela 10 années de procédure, il a estimé jusqu’au bout avoir payé cher le poids de ces affaires, pour lesquelles il avait finalement écopé d’une simple déclaration de culpabilité, sans peine. En 2021, il avait même obtenu sa réhabilitation judiciaire et retrouvé un casier judiciaire vierge. Il y a 4 ans, il s’était vu décerner le titre honorifique de « bourgmestre honoraire de Charleroi ».Encore présent à titre personnel aux dernières commémorations de la tragédie du Cazier, son attachement à Charleroi et aux Carolos est resté indéfectible, fidèle à ses valeurs humanistes.
Sur les réseaux sociaux, les hommages commencent à apparaitre:
Toutes nos condoléances à sa famille. Portrait et réactions ce soir dans notre JT.
Vous pouvez revoir l'émission "Sans langue de bois" du 20 Mars 2021 où il était invité:
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