A peine la Coupe du monde terminé que la saison 2026-2027 de la Jupiler Pro League se prépare déjà. Et c'est sur le plan des sanctions que le ton se durcit. Le gouvernement fédéral a adopté en première lecture une réforme de la loi football.
Concrètement, plusieurs mesures sont prévues. Les amendes seront revues à la hausse, voire doublées dans certains cas. L'usage d'engins pyrotechniques sera notamment plus sévèrement sanctionné.
« On repart à zéro à chaque changement de ministre de l'Intérieur, regrette Claude Vangansbeck, président de l'association de supporters "Le 12e Homme". Cela prend énormément de temps et peu de choses avancent. Notre volonté est d'aboutir à des discussions concrètes et à des décisions faciles à mettre en œuvre. Un projet pilote avait déjà été lancé à Charleroi. La pyrotechnie y était encadrée par le club, la police et les pompiers, avec des résultats concluants. »
Ce projet pilote n'est toutefois pas abandonné. Contrairement à son prédécesseur, le ministre de l'Intérieur Bernard Quintin estime que l'usage de la pyrotechnie peut être encadré.
« Le ministre Quintin considère que la pyrotechnie fait partie de l'ambiance lorsqu'elle est utilisée dans un cadre sécurisé. C'est pourquoi ce projet garde tout son sens. Malheureusement, il n'avance pas aussi vite que nous le souhaiterions. L'objectif n'est pas de banaliser son utilisation, mais bien de l'encadrer avec des règles de sécurité strictes », rappelle Audrey Hansenne, responsable sécurité au Sporting de Charleroi.
Du côté du club carolo, on attend désormais les contours précis de ce futur encadrement.
Autre objectif de la réforme: responsabiliser davantage les clubs. Le texte prévoit l'obligation de contrôler l'identité des spectateurs à l'entrée des stades, en s'appuyant sur les données du SPF Intérieur.
« C'est un chantier de très longue haleine qui, aujourd'hui, n'est pas réalisable à notre niveau, explique Éric Meurant, responsable sécurité au Sporting de Charleroi. Nous devrions vérifier à la fois l'identité des supporters et la correspondance avec le nom figurant sur le billet. Cela rallongerait considérablement les files d'attente, à moins de demander aux supporters d'arriver plusieurs heures avant le coup d'envoi, ce qui est difficilement envisageable. »
Au Mambourg, investir dans un tel système de contrôle apparaît d'ailleurs peu pertinent à ce stade.
À trois semaines de la reprise du championnat, le Sporting de Charleroi estime ne pas disposer des moyens nécessaires pour appliquer ces nouvelles mesures et juge que la réforme privilégie davantage la répression que la prévention.
Le texte prévoit enfin qu'une interdiction de stade pourra être prononcée immédiatement par la police lorsqu'une infraction est constatée dans le périmètre légal du stade. Sa durée maximale passera de 30 mois à trois ans.
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