La Ville de Fleurus maintient fermement sa position face au projet de renouvellement éolien à la rue de Chassart, à Villers-la-Ville. Réuni le 6 juillet, le Conseil communal a autorisé le Collège à introduire un recours devant le Conseil d’État.
Cette action vise à faire annuler l’arrêté du Gouvernement wallon qui autorise la société Eneco Wind Belgium à implanter 9 nouvelles éoliennes de grande puissance aux frontières de l'entité fleurusienne. Le différend remonte au mois de mai 2025, lors de l’introduction par Eneco d'une demande de permis unique pour démanteler d'anciennes éoliennes et ériger 9 nouveaux mâts géants (mégawatts variables selon les variantes).
Dès juillet 2025, à la suite d'une enquête publique, le Collège communal de Fleurus avait émis un avis défavorable, redoutant l'impact de ces infrastructures sur la qualité de vie des riverains.
Malgré les recours administratifs successifs actionnés par la Ville face aux feux verts de la Région, le Gouvernement wallon a confirmé l’octroi conditionnel du permis par un arrêté ministériel le 28 mai 2026. La commune ne compte pas lâcher l'affaire.
Des géantes de 240 mètres : un impact disproportionné sur les riverains et la biodiversité
Pour la Ville de Fleurus: "ce projet de renouvellement franchit une ligne rouge en raison du changement d'échelle démesuré des infrastructures. Les nouvelles éoliennes culmineront en effet à près de 240 mètres de haut, contre environ 145 mètres actuellement. Cette augmentation drastique de hauteur va considérablement aggraver plusieurs nuisances majeures pour les riverains : L'impact visuel et la proximité qui impactera directement le cadre de vie des habitations ; Les nuisances sonores avec le vrombissement permanent ; L'effet stroboscopique accentué avec un effet d'ombre clignotante répétitif et anxiogène ; Les risques pour la faune locale : L'implantation se situe sur des couloirs et des haltes migratoires essentiels pour plusieurs espèces."
Une bataille juridique avant la date limite du 1er août
La notification de cette décision ministérielle étant parvenue à Fleurus le 2 juin dernier, les autorités locales disposent d'un délai légal de 60 jours pour réagir. C'est pourquoi le Collège communal s'est tourné vers le Conseil communal ce 6 juillet, la loi imposant une autorisation spéciale des conseillers avant toute action en justice au nom de la commune.
Le recours en annulation, basé sur des violations des formes substantielles ou prescrites à peine de nullité, sera officiellement déposé devant la section du contentieux administratif du Conseil d’État avant l'échéance stricte du 1er août 2026. Par cette démarche, la Ville de Fleurus entend défendre l'intérêt de ses citoyens et faire respecter l'aménagement harmonieux de son territoire.
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