À Charleroi, la 11e édition du Tribun de la plaidoirie a réuni des élèves du secondaire autour du journalisme et de la démocratie. Devant un jury, ils ont défendu leurs idées avec passion à l’Eden.
Organisé par la Ligue de l’Enseignement et de l’Éducation permanente et le Centre d’Action Laïque, ce concours d’éloquence destiné aux élèves du secondaire, a réuni plus de 300 personnes autour d’un thème actuel : le journalisme et la démocratie.
Sur scène, les participants ont pris la parole à tour de rôle pendant une quinzaine de minutes, après avoir préparé leurs textes en groupe. Ils étaient évalués par un jury composé notamment d’avocats, de journalistes et de responsables politiques.
Pour Thibaut Bierny, vice-président de la Ligue de l’Enseignement et de l’Éducation permanente de Charleroi, l’exercice dépasse largement la simple performance orale : « C’est un concours où les idées et la liberté de pensée sont essentielles. La plaidoirie est aussi un acte de courage, celui de prendre la parole publiquement devant une foule nombreuse. »
Une jeunesse face aux enjeux de l’information
Dans le jury, les retours soulignent l’importance de ce type d’initiative pour la démocratie et l’esprit critique. Le journaliste et rédacteur en chef adjoint de Télésambre, Eric Ghislain, insiste : « Voir des jeunes de 17 ou 18 ans se positionner sur le fonctionnement des médias aujourd’hui, c’est essentiel. C’est ça la démocratie. »
Côté encadrement juridique et citoyen, Emmanuelle Atout, avocate et ancienne bâtonnière du barreau de Charleroi, salue également l’expérience : « La communication est la clé de tout. Pour bien communiquer, il faut savoir bien s’exprimer. »
Au-delà de la performance, les jeunes participants retiennent surtout une expérience personnelle marquante. Kyle, 18 ans, parle d’un moment à la fois intense et formateur : « Franchement, j’ai apprécié le moment. C’était chouette de partager ça avec les autres et de découvrir de nouvelles personnes. » Pour Maëlle, également âgée de 18 ans, la scène a aussi une dimension intime : « Je suis soulagée de l’avoir enfin fait, après beaucoup de répétitions. Je suis quand même contente de moi. » Elle explique aussi avoir voulu dépasser un complexe lié à sa voix, une démarche qui lui a permis de gagner en assurance.
Même constat pour Yann, 19 ans, qui y voit un déclic : cette expérience lui a permis de reprendre confiance et de se prouver qu’il était capable de réussir « moi qui suis loin d'être premier de classe ». Dans un contexte marqué par la désinformation et la multiplication des fake news, cette nouvelle génération a défendu avec conviction la liberté de la presse et la liberté de pensée. Un exercice citoyen qui dépasse largement le cadre scolaire.
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