Alors que de nombreux agriculteurs espèrent le retour de la pluie, les viticulteurs profitent, pour l’instant, des conditions chaudes et sèches de cet été. Au vignoble du Martinet, à Roux, les raisins affichent plusieurs semaines d’avance.
Un travail minutieux pour favoriser la croissance des raisins
Au pied du terril du Martinet, 400 pieds de vigne demandent une attention quotidienne. Les bénévoles entretiennent les plantations tout au long de la saison afin de favoriser le développement des grappes. Berthe fait partie de ceux qui veillent au vignoble. L’une de ses missions consiste à retirer les « gourmands », ces pousses qui consomment inutilement les ressources de la plante. « On retire les gourmands qui puisent de l’énergie, des ressources dont ne profitent pas les raisins. C’est important de les couper pour que l’énergie aille au bon endroit », explique-t-elle.
Les bénévoles s’assurent également que les ceps restent bien droits. « Cela permet le phénomène de photosynthèse : quand le soleil tape sur les feuilles du haut, l’énergie est répercutée dans toute la vigne. »
Des raisins en avance grâce au soleil
Le soleil est un allié précieux mais il faut aussi éviter qu’il ne devienne un ennemi. Henri Larsille, coordinateur du vignoble depuis sa création en 2019, conserve volontairement une partie du feuillage afin de protéger les grappes. « Les feuilles créent une ombre qui empêche les raisins de trop mûrir et de pourrir », explique-t-il.
Cette année, les conditions météo ont accéléré le développement de la vigne. Les grappes présentent déjà plusieurs semaines d’avance par rapport à une saison classique. « À titre de comparaison, en 2024, qui avait été une année compliquée, nous avions encore des vendanges le 5 novembre. Cette année, avec cette chaleur qui s’est installée dans la durée, je pense que nous pourrons déjà vendanger en septembre », estime Henri Larsille.
Une météo favorable… mais qui peut vite changer
Si la sécheresse actuelle profite à la maturation des raisins, les viticulteurs restent prudents. Les épisodes orageux, la grêle ou de fortes précipitations pourraient, en quelques minutes, compromettre une partie de la récolte.
Pour l’instant, le vignoble poursuit son travail d’entretien en attendant les vendanges. Après une production de 400 bouteilles en 2025, l’objectif est au minimum d’atteindre le même résultat cette année.
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