Employeurs et travailleurs pourront dès le 1er août rompre un contrat de travail durant les six premiers mois d'occupation, moyennant un préavis d'une semaine.
Cela s'apparente, selon plusieurs acteurs sociaux, au retour de la période d'essai supprimée en 2014 dans le cadre de l'harmonisation des statuts d'employé et d'ouvrier.
Jusqu'à présent et pour les contrats en cours, le délai de préavis s'applique durant les trois premiers mois et monte jusqu'à cinq semaines après six mois. Pour tout nouveau contrat signé dès le 1er août, ce délai sera désormais réduit à une semaine, sur proposition du ministre fédéral de l'Emploi David Clarinval (MR).
L'ambition de la réforme est de favoriser l'emploi des jeunes en levant un frein pour l'employeur, mais aussi de réduire la succession de contrats à durée déterminée, parfois précédée d'un intérim de nombreux jeunes travailleurs.
De nombreux acteurs sociaux ont dénoncé le retour d'une période d'essai, pourtant supprimée en 2014. La différence par rapport à la période d'essai réside dans le fait que le délai de préavis raccourci s'applique automatiquement à tous les contrats de travail conclus à partir du 1er août, alors que la période d'essai ne s'appliquait que si une clause à cet effet était incluse dans le contrat.
Sur le même sujet
Recommandations
Plus de 10.600 recrutements prévus en Wallonie dans le secteur de la construction
49% des wallons exclus du chômage ont demandé une aide du CPAS
Flexi-jobs : de nouvelles règles en vigueur depuis le 1er juillet pour les travailleurs et les employeurs