Les premières chenilles processionnaires du chêne sont sorties de leurs œufs début avril. Les chercheurs s'attendent à peu de nuisances cette année, mais n'excluent pas un nouveau pic de l'espèce dans les années à venir et appellent donc à la vigilance.
Le projet européen LIFE Oak Processionary publie à cet égard un nouveau guide à destination des villes et des communes.
Les poils des chenilles processionnaires du chêne, très urticants, peuvent provoquer des éruptions cutanées douloureuses et de fortes démangeaisons chez l'homme et les animaux domestiques.
Depuis 2020, le nombre de ces insectes a nettement reculé en Belgique et aux Pays-Bas. L'espèce (indigène) n'a pas disparu, mais le nombre de nids reste limité et ceux-ci demeurent généralement de petite taille, constate LIFE Oak Processionary. L'an dernier, deux foyers assez préoccupants ont toutefois été recensés à Kontich et à Wuustwezel, dans la province d'Anvers, où les nids ont été retirés.
D'après les chercheurs, la vigilance reste de mise. Une seule femelle papillon peut pondre plus d'une centaine d'œufs, ce qui permet à la population de se reconstituer rapidement. Les villes et les communes sont donc invitées à continuer d'enregistrer les signalements de chenilles, et à se préparer à l'aide du nouveau "Guide belge de gestion de la chenille processionnaire du chêne".
Au cours des cinq dernières années, le projet LIFE s'est principalement concentré sur les moyens écologiques de contrôler la chenille et de la combattre de façon responsable dans les zones à risque. Il est ainsi apparu que ses ennemis naturels pouvaient jouer un rôle déterminant. L'installation de nichoirs pour les mésanges peut par exemple faire baisser sensiblement le nombre de chenilles, tandis que les accotements fleuris attirent des parasites qui régulent naturellement l'espèce. Le lierre sur les troncs d'arbres contribuerait également à limiter sa présence.
Selon la province d'Anvers, qui a copiloté le projet de recherche, l'accent est désormais mis sur la diffusion des connaissances acquises et sur la gestion d'autres espèces invasives, comme le frelon asiatique.
Parallèlement, les chercheurs surveillent également la progression de la chenille processionnaire du pin. Cette espèce, venue de France, se propage de plus en plus vers le nord. Elle a déjà été observée en Wallonie, et des pièges à phéromones seront prochainement installés dans le Limbourg et près de la frontière néerlandaise afin de détecter son éventuelle présence.
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