Ryanair a mis à exécution sa menace de retirer 5 appareils de l'aéroport de Charleroi, "cela démontre une fois de plus la nécessité pour cet aéroport de se diversifier au niveau de ses compagnies aériennes", pour le ministre-président, Adrien Dolimont.
"Nous connaissons la communication de Ryanair, régulièrement agressive, je n'ai pas l'intention de trembler à chacune de leurs sorties", a affirmé le chef de l'exécutif régional, dans une réaction à Belga.
Ryanair a annoncé retirer cinq avions basés à l'aéroport de Charleroi et réduire son offre de deux millions de sièges en Belgique (aéroports de Charleroi et de Zaventem), à partir de la prochaine saison hivernale et lors de la saison estivale 2027, en réponse à la hausse de la taxe sur les billets d'avion.
Le gouvernement fédéral avait décidé samedi que la taxe d'embarquement aux aéroports, qui s'élève actuellement à 5 euros, passera finalement à 7 euros à partir du 1er janvier 2027 et non à 10 euros comme prévu initialement. Le ministre-président wallon avait été associé aux discussions. Mais malgré la modération de la hausse annoncée, Ryanair a mis ses menaces à exécution.
"Leur décision leur appartient", réagit M. Dolimont (MR). "Être gestionnaire et responsable, c'est trouver le juste équilibre. Du côté du gouvernement wallon, on a obtenu un tax-cut de 30 millions d'euros sur l'aéroport de Charleroi: 15 millions d'euros de taxes communales et autant de taxes fédérales. Dire que nous pourrons encore aller plus loin serait irréaliste dans le contexte global."
"Nous avons fait le maximum au niveau du gouvernement wallon, notamment grâce a une excellente coordination avec le fédéral, il faut que chacun prenne la mesure de l'effort", plaide-t-il.
Le gouvernement wallon dit rester en contact avec BSCA "pour analyser et suivre les choses de très près."
La ministre régionale des Aéroports, Cécile Neven, a elle aussi déploré l'annonce de Ryanair, "alors même que le gouvernement wallon a pris ses responsabilités dans le cadre de ses compétences pour défendre la compétitivité des aéroports régionaux et les milliers d'emplois qui en dépendent."
"Taxer toujours plus n'est pas la panacée ! En voilà encore un bon exemple", ajoute la ministre MR. Elle juge que le gouvernement wallon a agi pour conférer de la stabilité et de la prévisibilité au secteur. "Il appartient maintenant aux partenaires de l'aéroport et à sa direction commerciale de faire de même pour sécuriser les relations et poursuivre les démarches de diversification, afin de conforter durablement l'activité de Charleroi."
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