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Invasion de sangliers à Farciennes et Aiseau-Presles

Dans la région de Farciennes, c’est une véritable invasion. Les sangliers multiplient les dégâts sur les terrains des agriculteurs comme chez les particuliers. Les terrains sont détruits et labourés par les cochons sauvages en recherche de nourriture. Et c’est malheureusement une première cette année, les sangliers s’étant visiblement installés récemment dans la région. Mais les communes et la Région ne peuvent visiblement pas faire grand chose. Alors que les sinistrés n’en peuvent plus. Tentative d’explications.

Prairies et jardins retournés

Les scènes de destruction, les jardins et prairies saccagés, retournés, on en trouve cette année un peu partout dans Farciennes et Aiseau-Presles. Adriano, par exemple, fait de l’éco-pâturage, et a vu sa prairie pour les moutons détruite par les sangliers.

« Ca fait quinze ans, nous dit-il, que j’habite Farciennes. Et on n’a jamais connu ça auparavant. Ce qui va se passer pour nous, c’est que les mauvaises herbes vont pousser dans les trous et qu’il faudra replanter si on veut du foin. Et ça va nous coûter cher l’année prochaine. »

Des dégâts, il y en a aussi chez les particuliers. Comme chez le bourgmestre d’Aiseau-Presles.

« C’est la première fois en vingt ans que des sangliers viennent dans mon jardin à Roselies, témoigne Jean Fersini. Et mon assurance m’a prévenu qu’elle n’intervenait pas. Ca me coûtera  environ 2 500 euros pour remettre le jardin en état. »

Les sangliers sont de plus en plus nombreux en Wallonie

Et le DNF, le Département Nature et Foret de la Région Wallonne confirme que le problème est nouveau du côté de Farciennes. Et c’est entre autres du à des migrations de sangliers, de plus en plus courantes chez nous.

« Au nord du sillon Sambre-et-Meuse, explique Ivan Thienpont, agent DNF du cantonnement de Nivelles, on n’avait observé que très peu de sangliers. C’est un phénomène nouveau dans la région. Il est du d’abord à l’augmentation en général des populations de sangliers en Région Wallonne. »

Mais aussi aux migrations, et au fait que, les hivers étant moins froids, les sangliers ont tendance à plus se reproduire.

Quoi faire? Chasser? Oui, mais ce n’est pas si simple

Pour lutter contre la surpopulation, les solutions sont difficiles. Le DNF, le Département Nature et Forêt, conseille d’abord aux propriétaires de clôturer leurs terrains. Et puis, il faudra procéder à une régulation. Le DNF est régulièrement en contact avecles chasseurs et les propriétaires de terrains privés. Mais le problème, c’est que tous les terrains ne sont pas autorisés à la chasse. Les communes n’ont pas autorité. Et la Région et son DNF ne peuvent qu’encourager.

« Sur un plan légal, les chasseurs ne sont pas obligés de pratiquer la chasse au sanglier, continue l’agent du DNF. Et le propriétaire d’un terrain où on ne chasse pas n’est pas obligé de demander une autorisation de destruction des sangliers ni à pratiquer la chasse sur ses terrains. »

« Quand on a des dégâts, se plaint Nicolas Martin, un agriculteur victime des sangliers, et qu’on demande aux chasseurs de faire quelque chose, ils répondent toujours que ce ne sont pas leurs sangliers, mais ceux du voisin. Et tout le monde se renvoie la balle. Et il n’y a plus rien qui arrête ces bêtes-là. »

Il y aurait une volonté politique de créer les outils pour obliger à réguler la population des sangliers. Et une battue devrait être organisée prochainement. Mais en attendant, à Farciennes, dans notre région de bande dessinée. On se demande si la seule solution ne serait pas de faire appel à Obélix.


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