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La prostitution plus clandestine que jamais! (vidéo)

Elles s’appellent Tania, Deborah ou Luna . Des noms d’emprunts pour la plupart mais on voyait déambuler leurs silhouettes le long de la rue du Rivage à Charleroi… Aujourd’hui, avec le Covid 19, les prostituées sont plus discrètes mais toujours présentes.

« A Charleroi, à l’exception de quelques bars à Gosselies, il s’agit principalement d’une prostitution de rue. Et vu les circonstances, elle est vraiment entrée dans la clandestinité. C’était déjà vrai depuis le règlement communal de 2014 qui interdit le racolage mais la crise sanitaire a bien entendu accentué le phénomène ».

C’est le constat que dresse Martine Di Marino la coordinatrice de l’ASBL« Entre 2 Wallonie » qui propose accompagnement psycho-social, administratif et médical aux prostituées carolos. Elles sont près de 250 à recourir aux services de l’asbl.

La prostitution masquée

« Depuis le Covid 19 et le confinement, nous maintenons des contacts avec les filles pour lesquelles nous avons des dossiers, nous avons leur numéro de gsm et nous prenons contact avec elles, nous leur demandons de leurs nouvelles. Nous leur avons bien expliqué les mesures sanitaires à respecter, les risques encourus à cause de ce virus  mais il est clair qu’une bonne partie d’entre elles n’a pas arrêter de travailler. Certaines nous disent qu’elles continuent à voir leurs clients dits habituels car elles ont plus confiance. On parle toujours des personnes prostituées mais les clients sont aussi parties prenantes de prendre ce type de risque. « « Et puis, il y a tout une partie qui travaillent désormais « en privée via leur gsm, des petites annonces sur un site de rencontres et là on peut dire qu’elles sortent complètement des radars. Le problème se compliquent aussi en ce qui concernent les toxicomanes car elles doivent généralement ramener de l’argent pour deux : elle et leur compagnon.

Les difficultés d’un travail de soutien

En tout cas l’asbl continue à travailler autant qu’elle peut sur le terrain.

« Nous avons maintenu notre permanence d’accueil dans le bas de la ville mais sa fréquentation a vraiment chuté. On fait essentiellement du télétravail.  Depuis 15 jours, nous avons quelques personnes qui viennent au bureau mais c’est plus sur rendez-vous pour des problèmes de logement ou pour des raisons médicales puisque nous avons une infirmière qui travaille sur place mais forcément les mesures sanitaires ont tout compliqué notamment lorsqu’il s’agit de les diriger vers une consultation d’un généraliste ou d’un spécialiste. Il y a aussi des prostituées qui viennent chercher des préservatifs, nous continuons à en distribuer même si elles ne nous disent pas clairement qu'elles continuent leur activité"

Par ailleurs, Entre2 wallonie avait aussi un médibus qui se rendait sur les parkings d’autoroute, là où on le sait la prostitution est normalement fort importante.

«  Nous avons du arrêter car il est impossible dans un mobilhome de maintenir les règles de distanciation sociale et puis, les aires d’autoroutes ont été désertées »

La prostitution n’a pas disparu, elle s’est fait souterraine mais là plus qu’ailleurs, le Covid-19 œuvre tout autant mais de façon latente..

 


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