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Le purificateur d'air: la clé pour la réouverture de la culture ?

La culture fait partie des abonnés absents des annonces faites mercredi par le comité de concertation. On essaie de trouver des solutions et la purification de l’air serait la clé pour que les salles de spectacles puissent rouvrir. Mais est-ce que la culture aura les moyens de s’offrir ce type de machine qui serait synonyme de réouverture ?

Un concert, un spectacle, un one-man-show, se retrouver au milieu d’une foule et boire un verre en discutant de la représentation dans un endroit clos, c’est ça la vie d’avant que l’on veut retrouver. Si la culture n’a pas encore de perspectives, sa réouverture imposerait des mesures plutôt drastiques. « Nous avons pris les devants puisqu’une société est venue dans l'optique d'installer des purificateurs d’air dans tout le théâtre », confie Luigi Di Giovanni, le responsable technique du Théâtre Marignan. 

Au Théâtre Marignan, le purificateur d’air intérieur semble être LA solution pour accueillir à nouveau le public mais il a un coût: 27.000 euros. 

99,9% de l’air est purifié ! 

De manière générale, le purificateur d’air n’est pas une nouveauté et son efficacité est redoutable avec un taux de réussite de 99,9%. 

« L’air qui passe dans la machine est désinfectée mais on projette aussi des particules dans l’air, explique Luc De Myttenaere, le CEO de l’entreprise ‘Airsteril’. Ces particules vont se déplacer avec le mouvement de l’air de manière aléatoire et quand cette particule rencontre un pathogène, elle se colle à lui et le détruit. » 

Pour le Marignan, il est impossible de s’offrir les services de ce type d’appareil. « Si l’Etat nous impose ce genre d’appareil, on se pose la question de savoir: comment va-t-on faire ? Au niveau du budget, c’est impayable. Nous sommes un théâtre privé, les recettes des spectateurs représentent entre 85 et 90% du budget. Donc s’il faut faire ce genre de dépense, ça risque d’être très difficile », conclut Luigi Di Giovanni.  

200, c’est le nombre de spectateurs qu’il faut au minimum pour que le théâtre soit rentable. Si l’Etat venait à imposer ce genre de dépense, il faudrait alors qu’il fasse un geste mais l’espoir d’une reprise renaît avec l’organisation de spectacles-test. 


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