De la P3 de Gosselies aux playoffs de D1ACFF avec Meux, Bryan Sleeuwaert trace son chemin avec discrétion et constance.
Quand on quittait Bryan Sleeuwaert en janvier 2015, le gaucher n’avait que 20 ans et déjà quelques promesses dans les pieds. À Gosselies, il s’était révélé comme l’un des talents de sa génération, au point de décrocher le titre du plus beau but de la saison décerné par la rédaction de Télésambre. De quoi attirer l’attention d’un Olympic de Charleroi alors en reconstruction, bien décidé à retrouver un peu de son lustre d’antan.
Le début d’une aventure pour le jeune défenseur carolo. Mais comme souvent dans le football, les chemins ne sont pas toujours rectilignes. Après son passage à l’Olympic, Sleeuwaert choisit de continuer à apprendre. Braine, Tamines, Manage : autant d’étapes pour se forger, progresser et trouver sa place. « Je suis très fier de mon parcours, moi qui viens de la P3 de Gosselies. Puis, j’ai eu la chance d’évoluer en P1 avant de rejoindre l’Olympic de Charleroi. J’ai peu joué, mais j’ai beaucoup appris. Finalement, j’ai décidé de faire mes gammes à Braine, Tamines ou encore Manage avant d’arriver à Meux, il y a cinq ans. Je ne regrette pas mon choix. »
Un cadre solide !
À Meux, justement, tout prend une autre dimension. Le défenseur s’impose rapidement comme un élément incontournable de l’arrière-garde. Saison après saison, les Meutis se mêlent au haut du classement jusqu’à décrocher une accession en D1 amateurs.
Dans cette équipe ambitieuse, Sleeuwaert devient un cadre. Solide, régulier, précieux dans les moments importants. Une stabilité qui aide le club namurois à se hisser aujourd’hui au cœur des playoffs, aux côtés de formations professionnelles.
« Je suis très heureux d’être aujourd’hui en D1 amateurs. Je travaille dur pour y figurer. J’ai décidé de prolonger encore une saison. On a trouvé le moyen de se hisser au cœur des playoffs. C’est top. On va faire de notre mieux et continuer à prendre du plaisir. »
À 31 ans, le Carolo ne semble pas pressé de refermer le livre.
« Revenir à la maison ? Un jour, peut-être… Mais j’ai encore quelques belles années à faire à un niveau supérieur, je pense. »
Et comme dans les belles histoires de football, il reste encore quelques pages à écrire.
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