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Un long-métrage avec Delphine Depardieu actuellement tourné à l'UT à Charleroi

Carolo d’adoption depuis un an et demi, Mourad Boucif a installé son plateau de tournage sur le site de l’UT à Charleroi. Comme dans Les Hommes d’Argile, son précédent long-métrage, le réalisateur revient sur la condition humaine. Ici, il évoque une thématique d’actualité : les libertés individuelles bafouées. 

"C’est un huit-clos dans une prison, dans un lieu assez incroyable au coeur de Charleroi. On y retrouve des hommes et des femmes de toutes convictions, de toutes cultures et croyances. Ces hommes sont internés tout simplement parce qu’ils sont différents. Ils sont issus des minorités. Ceux qui ne se soumettent pas à l’ordre disparaissent dans des conditions assez rudes" explique Mourad Boucif. 

Un long-métrage inclusif

Si le film traite des inégalités et de l’exclusion sociale, le réalisateur a choisi des figurants avec des origines très variées, de tous les âges et même avec un handicap. Certains comédiens sont sourds et muets. 

Parmi les acteurs, on retrouve également Delphine Depardieu, la nièce de Gérard Depardieu. "Pour Mourad (le réalisateur, ndlr), je représente la femme universelle comme un être humain bon qui va, à un moment donné, se rebeller et aller en résistance. Mais en étant un anti-héros c’est-à-dire pas comme les héroïnes américaines. C’est vraiment un être humain avec ses défauts, avec les cailloux à l’intérieur, qui décidera d’aller contre les injustices et de faire quelque chose" confie l’actrice française. 

Jawad Elbe tient le rôle principal. Le Bruxellois a joué récemment dans une série de Netflix, The Spy, avec l’acteur américain Sacha Baron Cohen et dans Marguerite avec Vincent Lagaf. "C’est un jeune athlète olympique qui va se retrouver pris dans une effervescence dans une prison avec des hommes qu’il ne connaît pas. Venant d’un milieu plus aisé, il va être pris à partie. Ses camarades ne comprennent pas que c’est quelqu’un de prioritaire" détaille-t-il. 

Un film produit par une ONG

Soutenu par la ville et la Province, le long-métrage d’1h20 est produit par une ONG qui milite pour les droits de l’homme, AFD International. Dans les coulisses se cache Alain Depardieu, producteur français qui a notamment collaboré avec Claude Berri dans les années 90. 

"Moi qui ai l’habitude de faire des films avec des budgets énormes, je m’adapte à tout. Si je suis là, c’est que cela m’a intéressé. Quand on fait des films avec Polanski, Jane Campion, on a beaucoup de moyens. Maintenant comme je suis à la retraite, j’essaie de donner tout ce que je sais et ce que j’ai appris. J’aime bien être où je suis en ce moment. J’ai plus envie de faire des grosses machines. Cela ne m’intéresse plus" déclare Alain Depardieu. 

Le tournage du film à l’UT se termine mardi. Sa sortie sur les grands écrans est programmée pour le dernier trimestre de 2020. 


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