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Coronavirus : Le centre de Médiation de dettes tire la sonnette d'alarme

Avec la crise que provoque la pandémie, il est maintenant devenu évident qu’un grand nombre de nos concitoyens vont être malades, mis au chômage ou vont même perdre leur emploi. Des mesures urgentes sont à prendre pour éviter le surendettement des particuliers.

Ainsi, de nombreuses personnes risquent d’avoir des rentrées financières moindres, voire pas de rémunération du tout durant la période de confinement. Le Centre d’Appui-Médiation de Dettes est particulièrement soucieux des conséquences de cette perte de revenus pour les consommateurs.

Anne Defossez, directrice, de centre Centre d’Appui-Médiation de Dettes de la région Bruxelles Capitale, alerte les pouvoirs publics. 

« Nous avons été alerté très rapidement par les services de terrain des difficultés que rencontrent les consommateurs, nous sommes en première ligne. Depuis que nous avons lancé l'alerte, nous avons été rejoints par 26 associations toutes actives dans la lutte contre le surendettement, la pauvreté et des associations de consommateurs aussi." 

Des mesures ont déjà été prises pour aider les indépendants, Il n’y aura pas de coupures d’eau et d’énergie ni d’expulsions. Les huissiers se disent prêts à faire preuve de souplesse. Mais il n’y a pas de mot d’ordre confirmé et d’interdiction absolue, ainsi certains huissiers effectuent encore des saisies. Par ailleurs, il est devenu difficile voire impossible pour les justiciables d’exercer les voies de recours légales,  les tribunaux étant eux-même à l’arrêt. 

"Il y a une possibilité prévue dans le droit économique de demander des termes et délais aux juges de paix, mais effectivement les tribunaux sont à l'arrêt. Mais ce recours n'est pas pour autant suspensif, donc même si les justices de paix rouvraient rapidement, on aurait un gros souci de dénonciation des crédits."

Lors de la crise financière de 2008, ce sont les contribuables qui ont assumé les conséquences des défaillances du secteur financier, Anne Defossez aimerait que l’on s’en souviennent.  Car cette fois, ce sont les particuliers qui risquent d’être dans le rouge ! 

"Il n'y a pas de mesures du gouvernement, le consommateur est tributaire du prêteur.  Et il n'y a aucune mesure en matière de crédit à la consommation, ce qui est interpellant.  Et très rapidement ces crédits vont être dénoncés.  S'i ils sont dans l'incapacité de payer deux mensualités, les consommateurs sont mis en demeure avec tous les effets qui en découlent : le fichage à la Banque Nationale, des frais et des pénalités et au final la session sur salaire."

Charleroi, est l’une des régions où le crédit à la consommation est très présent. Le secteur bancaire belge se dit prêt à accorder aux clients un report du paiement du crédit hypothécaire sans frais. Mais on l’aura compris pour le centre de médiation des dettes ce ne sera pas suffisant. 

"On voit déjà sur le terrain des acteurs qui proposent aux consommateurs des lignes de crédits supplémentaires pour absorber les dettes, et nous savons que cela ne fait souvent qu'aggraver la situation." 


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