Former un gouvernement wallon, c'est toujours un exercice d'équilibristes. Tant entre les partis qu'à l'intérieur même des formations politiques. Chez Ecolo, par exemple, il y a la balance entre chrétiens et laïques, ceux de gauche et de droite, les hommes, les femmes ou encore les "khmers verts" et les modérés.
Au PS, c'est souvent une question de géographie et d'équilibre entre bassins. Essentiellement d'ailleurs entre Hainaut (et singulièrement Charleroi) et Liège.
Et pour le coup, à première vue, on pourrait se dire qu'au niveau wallon, ce sont les Liégeois qui ont ramassé les billes cette fois. Ok, Elio Di Rupo, le Montois, a réussi à choper la ministre-présidence à Jean-Claude Marcourt qui, il faut le dire l'a très très mauvaise. Mais enfin, ce dernier a quand-même obtenu le perchoir du Parlement wallon et la place de négociateur en chef socialiste pour la formation du gouvernement fédéral. Ce qui lui assure une place de choix dans le futur exécutif fédéral. Pour le reste, nada, rien, schnol pour les hennuyers. Et encore moins pour les Carolos. Pas de Paul Furlan, pas de Hugues Bayet. Mais bonjour, Frédéric Daerden (à la Fédération) et Christine Moreale.
Oui, Liège a gagné au PS. Ajoutez à cela que chez Ecolo, Philippe Henry réintègre l'exécutif wallon et que Pierre-Yves Jeholet devient ministre président MR de la Fédération, et on comprendra que les deux gouvernements ont une forte coloration principautaire.
Mais attention : il ne faut pas se fier aux apparences. Les Carolos sont-ils pour autant gros-Jean comme devant ? Pas si sûr. Car penser de la sorte, c'est oublier un peu vite que la montée d'Elio Di Rupo à l'Elysette libère (enfin) la voie à Paul Magnette vers le Boulevard de l'Empereur. Di-Rupo - Magnette : voilà un duo hennuyer qui vaut bien, aux yeux des Liégeois, une grosse compensation.
Et puis, si on sort du PS, on notera aussi que chez Ecolo, Jean-Marc Nollet a pris le contrôle du parti, et sera reconduit officiellement dans ses fonctions la semaine prochaine.
Et quand on sait le poids que les présidents de partis peuvent avoir dans notre pays, et singulièrement en Wallonie, on se dit que, finalement et en dépit des apparences, Charleroi Métropole n'a pas vraiment à se plaindre du nouveau casting gouvernemental...
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