C’est un événement à Aiseau-Presles. Après quatre ans, les restes de l’évêque Jacques de Vitry sont de retour dans l’église Sainte Marie d’Origines. Les ossements de cet évêque du 13ème siècle avaient été emmenés à Namur par la société archéologique pour analyses. Elles ont démontré que les os proviennent d’un homme qui est sans doute de Vitry. On l’a donc inhumé une seconde fois dans l’église d’Origines. Vincent Boquet et Luc Willems.
Après quatre ans d’analyse, on peut dire que c’est bien due Vitry
Le corbillard est classique, mais sa mission est plutôt inhabituelle. Procéder à la seconde inhumation de Jacques de Vitry, évêque au 13e siècle, confident de Sainte Marie d’Oignies et qui avait décidé d’être enterré dans cette église. Ses mitres avaient été emmenées à Namur pour analyse. En 2015, la Société Archéologique de Namur avait demandé à analyser les ossements. Pour savoir s’il s’agissait bien de de Vitry. Et quatre ans d’analyses, scientifiques plus tard. Les résultats sont là. Il s’agit bien d’un homme, du 13ème siècle, adulte, de 55 ans. Il est donc pratiquement certain qu’il s’agit bien de Jacques de Vitry.
Un geste de respect
« Ce n’est pas rien de se séparer d’ossements d’une personne qu’on vénère, explique Fiona Le becquet, conservatrice à la Société Archéologique de Namur. La paroisse nous a fiât confiance. Ce qu’on pouvait leur rendre, avec les ossements, c’était leur transmettre les quatre ans d’histoire toute récente (…) et tout ce que leur Jacques a vécu pendant quatre ans chez nous. »
Une fierté pour la paroisse
« C’est une fierté. (…) Ca a une grande valeur que le Cardinal de Vitry soit revenu ici dans les lieux où il a vécu, ajoute Michel Latour, le président de la Fabrique d’église de Sainte Marie d’Oignies.
Les reliques ont donc retrouvé leur place dans l’église. Et un projet de musée est sur les rails sur le patrimoine local. Et le reliquaire de Jacques de Vitry en sera une des pièces maîtresses.
Sur le même sujet
Recommandations
Fleurus : la chambre de Napoléon, une idée de visite originale au Château de la Paix
La Maison de la presse et de la communication de Charleroi met un terme à ses activités
"Marées et barbelés" : le récit du destin hors du commun de la famille anglo-carolo Bullman
Deux nouvelles victimes de la catastrophe du Bois du Cazier formellement identifiées
Pose d'un pavé de la mémoire à Lodelinsart pour une enfant cachée durant la guerre
Festival Mai tallurgie: toute l'histoire de Marchienne mise en lumière depuis 2008