Le 6 août 2016, vers 16h05, la zone de police de Charleroi a été touchée de plein fouet par le terrorisme.
Khaled Babouri, 33 ans, a violemment tenté de tuer Corinne et Hakima, policières au sein de la zone de police. Le terroriste s'est approché à pied de l'hôtel de police, accueilli par Hakima à l'entrée. Un échange verbal a lieu entre la policière et le terroriste. Khaled Babouri a dégainé grand couteau de plus de 40 centimètres de long de son sac noir pour asséner un coup au visage de Hakima. Corinne, elle, reçoit par la suite un coup de couteau au niveau de la tête.
Malgré un visage coupé en deux, Hakima a le courage et la lucidité de s'emparer de son arme pour tirer dans les jambes du terroriste qui s'écroule au sol. Une troisième collègue intervenue entre-temps tire à deux reprises dans le ventre et le thorax du terroriste, qui décédera à l'hôpital. Le lendemain des faits, l'État islamique revendiquait l'acte perpétré par le terroriste.
Malgré un visage coupé en deux, Hakima a le courage et la lucidité de s'emparer de son arme pour tirer dans les jambes du terroriste qui s'écroule au sol. Une troisième collègue intervenue entre-temps tire à deux reprises dans le ventre et le thorax du terroriste, qui décédera à l'hôpital. Le lendemain des faits, l'État islamique revendiquait l'acte perpétré par le terroriste.
Face au tribunal correctionnel de Charleroi, c'est Rezki A., un voisin au frère de Khaled Babouri, qui est poursuivi. Ce dernier, âgé de 47 ans, doit répondre d'une double tentative d'assassinat et d'une participation aux activités d'un groupe terroriste. Mais Rezki A nie toute implication et participation dans l'élaboration des faits.
Le courage des policières
Me Mayence et Me Schonnartz, avocats des trois policières, ont tenu à rendre hommage au courage des policières, qui ont repris le travail assez rapidement après les faits.
Pour les parties civiles, Rezki A. n'est qu'un menteur, qui prétend ne pas avoir vu le terroriste le jour des faits et ne pas s'être rendu dans le centre-ville de Charleroi pour aller le conduire sur place.
Le parquet fédéral estime qu'il y a des éléments à charge et à décharge du prévenu. « Aucune vidéo ne confirme la présence de Rezki A. sur les lieux au moment des faits, mais son GSM a borné au moment des faits à proximité de la zone de police. Il y a également ce couteau utilisé par le terroriste et qui appartenait à Rezki A., pour égorger des moutons lors de la fête de l'Aïd. »
Si le tribunal correctionnel confirme la culpabilité de Rezki A., une peine de minimum 15 ans de prison est requise.
Me Nabil Khoulalene, à la défense de Rezki A., estime que le dossier ne prouve pas la culpabilité de son client. « Ce n'est pas quelqu'un de radical et il est parfaitement intégré à la société belge. » L'avocat carolo considère qu'il n'est pas impossible que Khaled Babouri se soit rendu sur les lieux à pied. « On prétend que le GSM de mon client a borné non loin des lieux. Mais il explique avoir été à un mariage en dernière minute, ce qui explique le bornage avec les antennes se trouvant à proximité de l'hôtel de police. » Un acquittement est donc plaidé pour les deux préventions.
Le jugement sera prononcé le 22 février prochain.
Le jugement sera prononcé le 22 février prochain.
Revoir le reportage: Attentat à la machette contre des policières en 2016: le procès se tient aujourd’hui
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