D'importantes files d'attente pour entrer dans le bâtiment. Preuve de l'ampleur du procès. La cour d'assises du Hainaut se plonge dans le dossier de l'accident survenu lors du carnaval de Strépy-Bracquegnies en mars 2022.
Après le festival fantastique Trolls & Légendes et le salon du tissu le mois dernier, le Lotto Mons Expo a changé de peau afin d'accueillir les débats du procès de Paolo Falzone, accusé de sept meurtres et de 81 tentatives de meurtre. Antonino Falzone, lui, est poursuivi pour non-assistance à personnes en danger.
Des portiques de sécurité ont été installés à l'entrée du Hall-a et une équipe de la Croix-Rouge a été prévue pour toute la durée du procès, qui devrait s'étaler sur deux mois.
A l'intérieur de la vaste salle d'audience, quelques dizaines de rangées de chaises doivent accueillir les près de 200 parties civiles, les journalistes venus également de Flandre et de France, ainsi que le public. Plus de 250 témoins sont également cités.
La configuration est totalement différente par rapport à une salle d'audience ordinaire, comme celle des assises de Mons, constate Me Roosens, avocat de plusieurs parties civiles. "Habituellement on est plus proches, on voit mieux les jurés. Ils ont fait au mieux dans un endroit qui n'est pas voué aux assises. Mais c'est un procès hors norme."
Le procès débute avec la lecture de l'acte d'accusation lundi matin. Paolo Falzone encourt jusqu'à 30 ans de prison. Le 20 mars 2022 vers 05h00, au volant de sa BMW propulsée à plus de 170 km/h, il avait fauché un cortège folklorique qui procédait au traditionnel ramassage des Gilles du carnaval. Antonino Falzone, passager du véhicule, risque deux ans maximum.
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