Un terrain de football ravagé par des sangliers à Thuin. À quelques jours de la reprise des matches de jeunes, les bénévoles de la RJS Thuin se mobilisent pour remettre la pelouse en état, malgré les dégâts et les questions sur la gestion du gibier.
Au retour d’un stage au Maroc avec l’équipe première, les dirigeants de la RJS Thuin ont découvert avec stupeur l’un de leurs terrains de football complètement retourné par une harde de sangliers.
« On s’est retrouvés anéantis. Des matches sont prévus ce week-end et nous sommes livrés à nous-mêmes. Cela fait deux jours que nous travaillons dessus : une partie a déjà été récupérée, mais il reste encore beaucoup à faire », explique le président du club thudinien, Steve Lebon.
Pourtant, la clôture longeant le bois est de type Ursus : robuste, résistante et électrifiée, précisément pour tenir le gibier à distance. Mais les sangliers ont trouvé un autre point d’accès, plus facile. Une palette de fortune bouche provisoirement la brèche.
« Tout est en bon état et électrifié. Malheureusement, quand les sangliers décident d’entrer sur un terrain, ils ne se posent pas de questions. Ce sont des animaux sauvages à la recherche de nourriture, et force est de constater qu’ils ont trouvé leur bonheur chez nous », poursuit-il.
Le phénomène n’est pas isolé. En l’espace de 30 ans, la population de sangliers a triplé en Wallonie.
« Le chasseur est responsable des dégâts causés par le gibier présent dans ses bois, lorsqu’il en sort pour provoquer des dommages en plaine ou dans les jardins », rappelle Pierre Navez, garde forestier du cantonnement de Thuin.
Une procédure est évidemment prévue, avec la venue d’un expert chargé de constater les dégâts. À première vue, le club n’a toutefois rien à se reprocher.
« Je ne peux pas contrôler si la puissance électrique est suffisante. Il peut y avoir des contacts de masse, ce qui rend la clôture inefficace », précise-t-il.
Par ailleurs, l’administration wallonne a élargi l’éventail des mesures pour tenter d’endiguer le problème : augmentation du nombre de battues, allongement des périodes de chasse, possibilité de destruction à l’affût, de nuit ou encore au moyen de cages.
« Dans ce cantonnement, ces méthodes sont peu employées », reconnaît le garde forestier. Une question délicate se pose alors : existe-t-il une réelle volonté d’abattre davantage de sangliers ? Sur ce point, notre garde-forestier préfère rester prudent.
Toujours est-il qu’après avoir lancé un appel à l’aide, le club thudinien a surtout pu compter sur l’huile de coude de ses bénévoles. Car ce week-end, les équipes de jeunes reprennent la compétition, et le terrain doit être praticable.
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