Rénové il y a 5 ans, le centre sportif du Scavin à Lobbes doit déjà faire l’objet de nouveaux travaux. C’est l’électricité qui fait défaut à l’heure où les jours raccourcissent. Imaginez, jouer au basket, au futsal ou au badminton le soir à 19h sans lumière parait compliqué pour s’épanouir pleinement et surtout clairement.
Les Lobbains connaissant bien le Scavin, il a longtemps abrité la piscine mais depuis que le toit s’est effondrée, il ne reste plus que les deux salles de sport. Toujours est-il qu’elles ont été rénovées sous la législature de l’ex-bourgmestre, Steven Royez. On devait l’inaugurer mais voilà, on a jamais trouvé un moment pour le faire.
Quelques mois après la finalisation des travaux, les premières « fissures » apparaissent déjà et finalement, c’est ensemble de l’électricité qu’il faut refaire. Les « blocs » d’électricité qui font fonctionner toutes les lampes grillent. « L’alarme incendie s’est enclenchée plusieurs fois à cause de blocs qui grillaient », explique Lucien Bauduin, le bourgmestre de Lobbes. L’équipement n’est évidemment pas aux normes, ce qui devient compliqué pour les clubs sportifs. « Les premiers impactés sont évidemment les clubs sportifs car les fédérations ont des exigences pour qu’une compétition puisse avoir lieu et si les arbitres décident que toutes les conditions ne sont pas réunies pour qu’un match se déroule correctement, c’est un forfait et/ou des amendes à la clé. Pour le moment, on essaie de trouver des solutions temporaires mais à terme, il va falloir revoir toute l’électricité. » Cette nouvelle rénovation a évidemment un coût: 25.000 euros, alors que le Scavin a été rénové pour un montant avoisinant les 1,5 millions d’euros grâce à des subsides. « C’est encore une belle surprise qui nous tombe sur les bras », déplore Lucien Bauduin.
Le basket, le badminton et le fustal sont les sports qui sont les premiers concernés par ce nouveau problème. Car depuis, l’entreprise, qui avait réalisé les travaux à l’époque, a fait faillite. Ce qui complique encore plus la donne.
Du côté de l’ancien bourgmestre, Steven Royez, on estime avoir fait les choses dans les règles de l’art. « Lorsque nous avons fait les travaux, ce sont des lampes au sodium qui ont été installées mais entre temps, les normes imposées par les fédérations sportives ont changée. Nous avions anticipé ce changement en effectuant des tests avec des lampes LED. Nous avons même acheté un échafaudage pour les ouvriers. Mais depuis novembre, avec le changement de majorité, il n’y pas eu de suivi et, quelque part, ce qu’il se passe actuellement, c’est le fruit d’une mauvaise gestion », explique Steven Royez.
A qui la faute finalement ?
Le principal souci en ce moment est de trouver des solutions pour les clubs sportifs afin d’éviter le même scénario que ce qu’a vécu le club de foot de Lobbes afin d’éviter à tout prix un forfait général.
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