Vous les avez sans doute déjà croisés aux abords des chemins ou même, parfois, dans votre commune. Je parle évidemment des sangliers. Les grandes villes comme Charleroi sont de plus en plus confrontées à l'afflux de ces mammifères forestiers.
Il est reconnaissable par son pelage brun, ses petits yeux ou encore son long groin, le sanglier, véritable gibier de nos régions, fait de nouveau parler de lui. Plusieurs hardes ont été recensées dernièrement dans la région de Charleroi. En pleine rue ou dans les parcs, le gibier n'hésite pas à quitter son écrin de verdure pour celui des hommes. Face à cette situation, la ville a décidé de prendre les devants. Aux yeux d'Eric Goffart (Les Engagés), Échevin de la Propreté et de la Nature à Charleroi, l'apparition de ces sangliers est "prise très au sérieux, car cela touche à la sécurité publique. C'est un animal (le sanglier) qui aujourd'hui n'a plus de prédateur naturel. Il faut donc pouvoir trouver des solutions, car le sanglier ne connaît pas les limites communales".
Les zones ouest & nord-est touchées
La plupart de ces apparitions se concentrent surtout sur des zones précises de la ville. Ici, ce sont surtout les zones ouest et nord-est carolo qui semblent être visées. Ransart, Goutroux, Dampremy ou encore le parc du château de Monceau-sur-Sambre. Au total, plus d'une dizaine de signalements auraient été envoyés par les citoyens auprès des autorités communales. Face à la situation, M. Goffart met donc en avant les premiers dégâts causés par ces mammifères forestiers.
"Nous avons des dégâts aux propriétés. Nous avons déjà vu des sangliers dans des espaces dits urbanisés ou centraux, comme c'est le cas à Dampremy ou à Jumet. C'est donc un phénomène que nous prenons au sérieux. Pas seulement sur Charleroi, mais aussi sur l'ensemble du territoire", Eric Goffart (Les Engagés), Échevin de la Propreté et de la Nature à Charleroi.
"La ville est une source facile pour le sanglier"
Néanmoins, il est important de souligner que tous ces premiers dégâts possèdent un dénominateur commun, à savoir, le besoin pour l'animal sauvage de chercher de la nourriture laissée à disposition par les hommes. Avec des déchets aux abords des routes ou encore des sacs-poubelles devant les propriétés, le gibier à l'embarras du choix pour ses repas. Mais comme l'explique, Benoît Thirionet, Directeur à la Direction de la Chasse & de la Pêche au Département Nature & Forêts, ce choix de la ville s'explique surtout par une facilité d'accès pour l'animal. "En ville, nous retrouvons des zones de repos, des friches industrielles et de l'alimentation en libre accès. C'est donc un effet d'aubaine qui est développé par ces mammifères".
Des réflexes à adopter
Si le recensement exact de ces apparitions doit encore être effectué, plusieurs recommandations et réflexes d'usages doivent être appliqués par l'ensemble des citoyens. Comme le rappelle, M. Thirionet, une harde de sangliers doit être approchés avec la plus grande prudence.
"Il ne faut pas oublier que ça reste des animaux sauvages qui vont chercher à se nourrir. S'en approcher, c'est le risque de prendre un coup, surtout si l'on se retrouve face à une compagnie essentiellement composée de femelles (la laie) et de ses petits", explique le Directeur de la Direction Chasse et Pêche pour la DNF.
Une cartographie a déjà été mise en place par la Ville. Les autorités communales rappellent que tout signalement de sangliers dans la région carolo reste le meilleur moyen d'assurer la protection des citoyens. Pour tout signalement, contacter l'adresse : bienetreanimal@charleroi.be
Alexandre Degryse
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