Thomas Dermine, le bourgmestre de Charleroi, a dénoncé mardi après-midi la proposition du président du MR Georges-Louis Bouchez visant à supprimer les gares qui accueillent moins de 100 passagers par jour.
Cette dernière est à la fois peu lucide du point de vue de la mobilité, inefficace du point de vue budgétaire et constitue une attaque frontale contre la Wallonie, en particulier contre la province de Hainaut et le bassin de Charleroi Métropole, selon le bourgmestre carolo.
Du point de la mobilité, l'idée de supprimer ces « gares fantômes », comme Georges-Louis Bouchez les désigne, va à l'encontre du sens de l'histoire et des enjeux de décarbonation, selon Thomas Dermine.
« La Belgique a la chance de disposer d'un réseau ferroviaire dense: ce serait une aberration totale de ne pas en exploiter le plein potentiel », a affirmé l'ancien secrétaire d'Etat.
La proposition n'est par ailleurs pas neutre territorialement selon Thomas Dermine.
Sur les 60 gares ciblées, 48 se situent en Wallonie, soit 80%.
« Charleroi Métropole verrait 12 gares supprimées sur son territoire. Autrement dit, ce sont une fois de plus les territoires déjà fragilisés, qui ont besoin de solutions de mobilité pour accéder à l'emploi, qui seraient les plus durement touchés », a affirmé le bourgmestre carolo.
Enfin, selon Thomas Dermine, la proposition est inefficace budgétairement parlant. Supprimer un point d'arrêt représente environ 20.000 euros d'économie par an, soit 1,2 million d'euros pour les 60 gares, sur un budget d'exploitation de la SNCB et Infrabel qui avoisine les 3 milliards d'euros.
« On parle ici d'économies de bouts de chandelle sans impact réel sur les finances publiques », a affirmé Thomas Dermine.
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