Le marché relatif au déploiement des bornes de recharge pour véhicules électriques en Wallonie a été attribué à Electric Mobility Infrastructure, une filiale de Engie Energy, annonce le ministre wallon de la Mobilité, François Desquesnes.
Objectif: installer 1.650 bornes d'une puissance de référence de 22 kW (sauf quelques exceptions prévues), soit environ 3.300 points de charge accessibles au public, dans les 24 prochains mois.
Les emplacements identifiés avec les 245 communes concernées seront confirmés dans les prochaines semaines. Les communes délivreront ensuite les permissions de voirie nécessaires tandis que les agences de développement territorial assureront le suivi technique local avec l'opérateur. Ce dernier prendra en charge, y compris financièrement, l'installation, l'entretien et l'exploitation des bornes.
Le cahier des charges fixe un rythme de déploiement précis: 50 % des bornes devront être installées durant la première année et 50 % durant la seconde, commune par commune, le tout devant être terminé au printemps 2028. La concession portera ensuite sur dix années d'exploitation, jusqu'au printemps 2038.
La très grande majorité des bornes devra être installée aux emplacements initialement prévus, sauf adaptation justifiée sur le terrain. Le marché prévoit ainsi le déploiement d'au moins 95% des sites identifiés, avec une attention particulière portée au maillage de l'ensemble du territoire, y compris dans les zones rurales.
Enfin, un prix unique sera appliqué pour la part liée à l'électricité sur l'ensemble des 1.650 nouvelles bornes. Le tarif final payé par l'usager pourra toutefois varier en fonction des frais de réseau liés au gestionnaire local, des taxes éventuelles et des conditions appliquées par l'opérateur de mobilité choisi pour le paiement. Il devrait se situer autour de 48 centimes/kWh. À titre de comparaison, l'analyse de l'offre de recharge disponible aujourd'hui montre qu'en Wallonie, les prix varient en moyenne de 30 à 60 centimes/kWh, selon les conditions dont bénéficie le client.
"Ce projet repose sur une logique simple: une couverture territoriale large, un cadre clair pour les communes, une exploitation assumée par le concessionnaire et une tarification structurée selon les règles normales du marché qui reste par ailleurs ouvert à d'autres opérateurs. C'est une avancée très positive pour les citoyens, pour nos territoires et pour une mobilité simple, accessible et durable", résume le ministre Desquesnes, cité dans un communiqué.
Sur le même sujet
Recommandations
La majorité des accidents impliquant un deux-roues survient entre avril et octobre
Edito: stimuler l'utilisation du train, mais pas en deux minutes
La Wallonie interdit les robots-tondeuses à certaines heures pour protéger les hérissons
Un train rapide entre Charleroi et Bruxelles dès décembre 2027
Le chantier de la gare de Luttre s'achèvera avec quelques mois d'avance !
Plus question de monter dans un train sans votre ticket