Cette semaine, le président du MR a proposé la suppression de 60 points d'arrêts de la SNCB, dont une petite dizaine sur le territoire de Charleroi Métropole. Des points d’arrêt, à supprimer à des fins d’économie. Une proposition qui fait réagir.
La proposition du président du MR Georges-Louis Bouchez, visant à supprimer les gares qui accueillent moins de 100 passagers par jour, fait gronder. A commencer par Thomas Dermine, le président de Charleroi Métropole.
« C’est une nouvelle idée absurde de Georges-Louis Bouchez, qui veut supprimer 60 petites gares de la SNCB. C’est une attaque frontale contre la Wallonie, puisque 80 % de ces points d’arrêt sont dans le sud du pays. De plus, sur le territoire de Charleroi Métropole, ce sont 12 gares qui seraient visées, principalement sur les lignes Charleroi-Couvin et Charleroi-Erquelinnes », explique Thomas Dermine, le président de Charleroi Métropole.
Parmi ces dernières, on retrouve notamment Ham-sur-Heure, Labuissière, Marchienne-Zone, Solre-sur-Sambre, Beignée, Hourpes ou encore Cour-sur-Heure. Selon l’association de défense des usagers des transports publics Navetteurs.be, cette proposition de Georges-Louis Bouchez est inacceptable.
« Le président du MR surnomme ces points d’arrêts des gares « fantômes ». Hors, ce sont des points d’arrêt qui nourrissent les grandes lignes. Ici, nous sommes clairement dans une nouvelle sortie médiatique de Georges-Louis Bouchez, qui aime qu’on parle de lui. Maintenant, dans le contexte économique actuel, il est certain qu’il faut se poser des questions quant à l’utilité des gares fréquentées par moins de 100 voyageurs par jour, mais alors, il est impératif de trouver des solutions pour les navetteurs », explique Duncan Smith, le vice-président de l’association Navetteurs.be.
Une proposition inefficace budgétairement selon Thomas Dermine, qui parle d’économies de bouts de chandelle.
« Supprimer un point d'arrêt représente environ 20.000 euros d'économie par an, soit 1,2 million d'euros pour les 60 gares, sur un budget d'exploitation de la SNCB et Infrabel qui avoisine les 3 milliards d’euros », ajoute Thomas Dermine.
Si ce n’est pas la première fois qu’on entend parler de la fermeture des gares en raison de leur faible fréquentation, cette fois-ci, le dossier semble être sur les rails selon l’association Navetteurs.be.
« Pour moi, la machine est déjà en route. Par exemple à la gare d’Erquelinnes-Village, l’automate est hors service depuis très longtemps et il n’a toujours pas été remplacé et à Hourpes, l’abri de quai a été démonté à cause de sa vétusté, sans non plus être remplacé », conclut Duncan Smith.
Dès lors, est-ce un signe d’une mort annoncée? Seul l’avenir nous le dira.
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