À quelques mois du Tour de la Madeleine à Jumet, plusieurs sociétés apprennent qu’elles ne pourront plus louer de bus TEC à prix démocratiques pour leurs visites aux maisons de repos. En cause : des règles de sécurité anciennes, appliquées cette année.
Depuis plus de 25 ans, les sociétés louaient des bus du TEC à prix démocratiques pour rendre visite à leurs partenaires, notamment des maisons de repos. Début janvier, un courrier leur annonce la fin de cette possibilité.
« Nous avons reçu un courrier nous informant que nous ne pouvions plus bénéficier de ces bus pour des questions de sécurité », explique Fabrice Vassart, général du Tour de la Madeleine. « Pour effectuer des transports occasionnels comme les nôtres, il faut notamment des ceintures de sécurité. Or, les bus TEC n’en sont pas équipés. »
Des règles anciennes appliquées aujourd’hui
Pour justifier ce refus, il est fait référence à plusieurs réglementations : obligation des ceintures de sécurité depuis 2003, installation du tachygraphe en 2006 et normes européennes renforcées en 2009. Des règles qui ne sont donc pas nouvelles, ce qui interroge les organisateurs sur le timing de leur application. Contacté, le TEC indique que la décision s’inscrit dans le respect strict de la législation en vigueur selon Stéphane Thiery, porte-parole du TEC.
De leur côté, les sociétés ont demandé des devis auprès d’autocaristes privés. Mais les montants avancés sont jugés inabordables. « Pour une société de Madeleine, c’est impossible à financer », souligne Fabrice Vassart.
Les organisateurs se sont également tournés vers le gouvernement wallon. Selon Fabrice Vassart, le ministre de la Mobilité aurait évoqué, en septembre au Parlement wallon, « une plainte d’autocaristes pour concurrence déloyale ».
À la recherche d’un plan B
Au-delà du transport, c’est toute une tradition qui est fragilisée. Car la Madeleine, ce sont aussi ces visites musicales dans les institutions locales. « Quand on arrive en musique dans un home, on voit que ça fait plaisir aux pensionnaires », insiste Fabrice Vassart. « On a essayé de trouver des plans B, mais financièrement, ce n’est pas possible. » La Ville de Charleroi, qui dispose de quelques véhicules, ne peut pas non plus répondre à l’ensemble des demandes.
Parmi les pistes envisagées : se rendre directement aux arrêts de bus pour maintenir le contact avec les personnes qui ne peuvent plus se déplacer. Une solution qui laisse un goût amer aux organisateurs, qui estiment que, dans ce cas, la question de la sécurité ne semble plus poser problème.
À quelques mois des festivités, l’incertitude demeure quant à l’organisation de ces visites, partie intégrante de l’esprit du Tour de la Madeleine.
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