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L’avenir incertain des forains (vidéo)

L’activité des forains est compromise par la crise sanitaire. Et personne ne sait vraiment de quoi sera fait demain. « On aimerait juste travailler », explique Maxime Delforge, responsable des forains carolos.

Depuis mars 2020, le quotidien des forains est complètement bouleversé par la Covid-19.

« On n'a rien de prévu du tout… Si seulement nous avions une date, mais pour l’instant on ne sait rien, c’est ça le problème. Le grand hic, c’est que c’est l’inconnu. On vit au jour le jour », déplore Maxime Delforge, responsable des forains carolos.

Il arrive parfois que l’on prévienne les forains le jour même d’une annulation.

« Parfois, on nous tient en haleine jusqu’au dernier moment. On nous fait venir, on commande les marchandises, on prévoit les transports,… Et quand on arrive, le jour j, c’est là qu’on annule au dernier moment. Ils pensent qu’on joue en fait. Mais c’est notre métier, on engage des frais », continue Maxime Delforge.

Les négociations débutent pour certaines foires

Les forains savent que ce début d’année ne sera, malheureusement, pas riche en fêtes foraines. Ils espèrent pouvoir reprendre d’ici Pâques. 

« On va commencer à entrer en discussion avec la Ville pour faire la foire de Charleroi à Pâques. Mais c’est un sujet très délicat. La place est en travaux depuis des années, on est en déménagement chaque fois, que voulez-vous qu’on fasse ? On a tout sur la tête : les travaux, le corona, ... »

Du côté de la Ville, Babette Jandrin, échevine carolo du Commerce, de l’Artisanat, des Fêtes et du Folklore, explique dans L’Avenir ne pas savoir comment se passera cette année. 

« Malgré l’annulation des évènements, des subsides ont été versés aux organisateurs qui engageaient des frais. Le premier semestre semble compromis, malgré les vaccinations. Quant au second semestre, il est impossible de savoir si des événements pourront être programmés, et de quelle manière. » Elle conclut : « Je ne veux pas donner de faux espoirs. »

Un sentiment d’injustice 

Face à la situation, et en comparaison à d’autres secteurs, les forains n’arrivent pas à comprendre les décisions prises. 

« Peut-être que ça va se décanter vers la fin de l’été, pour mon secteur en tout cas. Nous sommes les premiers à avoir arrêté, et on sera les derniers à reprendre. Quand je dis nous, je veux dire les forains, l’événementiel, … C’est non essentiel. C’est un sentiment d’injustice. Et après, je passe devant un grand magasin, une galerie Cora, le 23 décembre et je vois que c’est plein. Vous savez, la foire de Charleroi, elle est top pour moi. Mais il n’y a jamais 4000 personnes qui s’y rendent », explique le responsable des forains carolos.

Aujourd’hui, ce que veulent les forains, c’est travailler. Mais surtout obtenir une date de reprise. 

« On est au mois de janvier et je n’ai rien en perspective. Rien. Nous n’avons pas de boulot. On ne sait rien. On ne sait pas si on aura encore des aides longtemps car c’est prévu jusqu'en février. Enfin "des aides"… Ce n’est pas assez évidemment. Ce n’est jamais assez, on a énormément de frais. On aimerait bien travailler. Même s’il faut encore attendre un petit peu. Mais ce qu’on veut, c’est avoir une date », conclut Maxime Delforge.

 


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