Découvrez l'Edito de la semaine. Il se penche sur l'évènement "Femmes de Mars". Qu’est-ce qu’un homme, hétéro, blanc de plus de 50 ans, papa de 3 grands garçons vient se mêler des droits des femmes?
Qu’est-ce qu’il aurait bien à dire sur l’événement « Femmes de mars » qui, comme son nom l’indique, va bientôt débuter à Charleroi mais pas seulement…,La première chose à faire… c’est peut-être d’écouter, non?
Ces rendez-vous, ce ne sont pas que des symboles autour du 8 mars. Ce sont des espaces de parole, de création, de réflexion, parfois de colère aussi — et c’est légitime. Ils rappellent que les droits des femmes ne sont ni acquis partout, ni définitivement protégés, même ici.
Je fais partie d’une génération qui a grandi avec certains privilèges sans toujours les voir. Un monde pensé largement par et pour des hommes. Le reconnaître ne me retire rien. Au contraire, ça m’oblige.
Car soutenir les droits des femmes, ce n’est pas “aider”. Ce n’est pas “être galant”. C’est défendre l’égalité réelle. Dans les salaires. Dans le partage des responsabilités familiales. Dans la représentation. Dans la sécurité. Dans le respect.
Les luttes féministes ne sont pas une menace. Elles sont une chance de construire une société plus juste — pour nos filles, nos belles-filles, nos compagnes, nos collègues… mais également pour nos fils, qui méritent eux aussi d’être libérés des stéréotypes.
Je ne prends pas la parole pour expliquer aux femmes ce qu’elles vivent. Je la prends pour dire à d’autres hommes : engageons-nous! Écoutons! Remettons-nous en question.!Corrigeons nos réflexes. Intervenons quand nous sommes témoins d’injustices ou de violences physiques ou psychologiques. L’égalité ne progresse pas toute seule; elle avance quand chacun accepte de faire un pas.
Parce que « Femmes de Mars », ce n’est pas “leur” combat. C’est notre responsabilité collective. Sur ce, je vais faire une lessive…
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